Famille Cochin
Agnès de La Barre de Nanteuil

Agnès de La Barre de Nanteuil

1922 – 1944

Résistante, morte pour la France

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Cheftaine de louveteaux parmi les Guides de France et membre de l’Action catholique, elle rejoint en 1941 la filière d’évasion fondée par sa mère[1, 2, 3]. En 1942, sous le nom de « Claude », elle devient agent de liaison du capitaine de frégate Paul Chenailler et travaille pour l’état-major départemental de l’Armée secrète[3, 4]. Arrêtée sur dénonciation le 13 mars 1944, torturée, elle garde le silence ; blessée dans le train qui la déporte, elle meurt à Paray-le-Monial le 13 août 1944, à vingt et un ans, morte pour la France[5, 6, 7, 8, 9].

Née à Neuilly-sur-Seine le 17 septembre 1922, fille aînée de Gabriel de La Barre de Nanteuil et de Sabine Cochin, elle grandit à Paris puis au château de Runiac, à Theix, où sa famille s’installe en 1937[9, 10, 11]. Elle assure notamment la liaison entre le « colonel Morice » et le général Audibert, réfugié à la clinique des Augustines de Malestroit[4]. Emprisonnée à Vannes, elle est livrée à la Gestapo de Rennes ; son convoi, parti de Rennes, est mitraillé par l’aviation alliée[5, 6]. Elle repose à Vannes, au cimetière de Boismoreau[12].

Médaille de la Résistance en 1946, chevalier de la Légion d’honneur en 1950[13]. Le Journal officiel du 15 mai 1947 la nomme sous-lieutenant, pour prendre rang du 1er juin 1944[14]. La XXVIe promotion de l’École militaire du corps technique et administratif de Saint-Cyr Coëtquidan, en 2002-2003, porte son nom[15].

En 1940, professeur d’anglais, elle demeure à Nantes ; dès cette année-là, son père noue des contacts avec le mouvement Libération-Nord, auquel le Musée de la Résistance en ligne la rattache, dans le Morbihan[16, 17, 18]. Selon le musée, la filière de sa mère aide vingt à trente aviateurs alliés à gagner l’Angleterre, et sa sœur cadette, Catherine (1924-1992), rejoint le même réseau[19]. Après les bombardements de septembre 1943, elle aide à accueillir les blessés à l’hôpital de Nantes et songe à gagner l’Algérie par l’Espagne ; elle procure de faux papiers aux réfractaires du Service du travail obligatoire à Redon, Questembert, Paris et Malestroit, et le 13 mars 1944, jour de son arrestation, elle balise un terrain de parachutage pour le maquis[20, 21]. Le convoi qui l’emmène, le dernier parti de Rennes, compte deux mille personnes[22]. Le général de Gaulle remet sa médaille de la Résistance à son frère Benoît (1929-2009)[23]. Le musée cite ses dossiers du Service historique de la Défense, à Caen et à Vincennes[24].

Agnès de La Barre de Nanteuil, la photographie de sa fiche au Musée de la Résistance en ligne
Agnès de La Barre de Nanteuil, la photographie de sa fiche au Musée de la Résistance en ligne
Décorations
  • Chevalier de la Légion d’honneur le 25 octobre 1950, à titre posthume[13]
  • Médaille de la Résistance française le 24 avril 1946[13, 25]
Fils ou fille de
Sabine Cochin (1899 – 1972)
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Sources (25)

  1. 1.Wikipédia, « Agnès de La Barre de Nanteuil », section « Jeunesse engagée en temps de paix ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗

    « Elle s’engage aussi dans différents mouvements catholiques et de jeunesse : cheftaine de louveteaux parmi les guides de France, elle est également membre de l’Action catholique et de la jeunesse étudiante chrétienne »
  2. 2.Wikipédia, « Agnès de La Barre de Nanteuil », section « Jeunesse engagée en temps de guerre ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗

    « Après la défaite de la France, son père s’engage dans la Résistance et noue des contacts avec Libération-Nord dès 1940. »
  3. 3.Wikipédia, « Agnès de La Barre de Nanteuil », biographie.

    Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗

    « L’année suivante, Agnès de La Barre de Nanteuil participe à une filière d’accueil et d’évasion d’aviateurs anglais fondée par sa mère, Sabine Cochin, qui aide à exfiltrer vingt à trente aviateurs alliés, cachés à la campagne et envoyés en Angleterre. En 1942, sous le nom de Claude, elle devient l’agent de liaison du capitaine de frégate Paul Chenailler »
  4. 4.Wikipédia, « Agnès de La Barre de Nanteuil », section « Jeunesse engagée en temps de guerre ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗

    « Là, assurant notamment la liaison entre celui qui répondait au nom de « colonel Morice » et le général Audibert, réfugié à la clinique des Augustines de Malestroit, elle travaille également pour le deuxième bureau de l’État-major départemental de l’Armée Secrète. »
  5. 5.Wikipédia, « Agnès de La Barre de Nanteuil », section « L’engagement jusqu’au bout ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗

    « Le 13 mars 1944, elle est arrêtée au domicile familial par les membres du service de sécurité allemand, sur dénonciation […] Elle est ensuite déportée dans le train de Langeais au départ de Rennes […] Ce convoi de deux mille personnes étant mitraillé par un assaut de l’aviation alliée, Agnès est blessée et meurt bientôt des suites de cette blessure, à moins de vingt-deux ans, en gare de Paray-le-Monial »
  6. 6.Wikipédia, « Agnès de La Barre de Nanteuil », section « L’engagement jusqu’au bout ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗

    « Emprisonnée à Vannes, Agnès est mise entre les mains de la gestapo de Rennes et torturée »
  7. 7.Wikipédia, « Agnès de La Barre de Nanteuil », section « Distinctions ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗

    « Citée à l’ordre de la 11e région : « Secrétaire et agent de liaison du commandement départemental du Morbihan, Agnès de La Barre de Nanteuil assura les liaisons les plus périlleuses. Dénoncée et torturée par la Gestapo, elle garda héroïquement le silence. Tuée au cours de son transfert en Allemagne, elle fit montre d’une foi patriotique dont ses compagnons FFI et FTP garderont le souvenir. » »
  8. 8.Wikipédia, « Agnès de La Barre de Nanteuil », infobox.

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    « Décès 13 août 1944 (à 21 ans) Paray-le-Monial »
  9. 9.Mémoire des hommes, militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale, notice d’Agnès Louise Claude Marie Joseph de La Barre de Nanteuil (Service historique de la Défense, Caen, AC 21 P 64654), notice de la base.

    Archives · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗

    « LA BARRE DE NANTEUIL (DE) Agnès Louise Claude Marie Joseph Mort pour la France le/en 13/8/1944 à Paray le Monial ( 71 - Saône-et-Loire, France) Né(e) le/en 17/9/1922 à Neuilly-sur-Seine (75 - Paris (ex Seine), France) […] Unité forces françaises combattantes (FFC) Mention Mort pour la France »
  10. 10.Wikipédia, « Agnès de La Barre de Nanteuil », introduction.

    Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗

    « Agnès de La Barre de Nanteuil, née le 17 septembre 1922 à Neuilly-sur-Seine et morte le 13 août 1944 à Paray-le-Monial, est une résistante française. »
  11. 11.Wikipédia, « Agnès de La Barre de Nanteuil », biographie.

    Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗

    « Agnès, Louise, Claude, Marie, Joseph de La Barre de Nanteuil est la fille aînée de Gabriel de La Barre de Nanteuil (1891-1942) et de son épouse Sabine Cochin (1899-1972) […] Elle grandit à Paris et en Bretagne, dans le château de Runiac à Theix, où sa famille s’installe en 1937. »
  12. 12.Wikipédia, « Agnès de La Barre de Nanteuil », section « L’engagement jusqu’au bout ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗

    « Elle est inhumée à Vannes au cimetière de Boismoreau »
  13. 13.Wikipédia, « Agnès de La Barre de Nanteuil », section « Distinctions ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗

    « Chevalier de la Légion d’honneur (décret du 25 octobre 1950) Médaille de la Résistance française (décret du 24 avril 1946) »
  14. 14.Wikipédia, « Agnès de La Barre de Nanteuil », section « Distinctions ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗

    « Nommée au grade de sous-lieutenant (JO du 15 mai 1947 pour prendre rang du 1er juin 1944) »
  15. 15.Wikipédia, « Agnès de La Barre de Nanteuil », section « Hommages ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗

    « Nommée marraine de la XXVIe promotion de l’École militaire du corps technique et administratif de Saint-Cyr Coëtquidan (2002-2003), elle est, avec Jeanne d’Arc et sainte Odile, une des rares femmes à avoir donné son nom à une promotion de cette école d’officiers. »
  16. 16.Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance), fiche « Agnès de La Barre de Nanteuil », avec sa photographie, rubrique « Etat-civil ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗

    « Profession en 1940 : Professeur d’anglais Domicile en 1940 : Nantes (44) »
  17. 17.Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance), fiche « Agnès de La Barre de Nanteuil », avec sa photographie, rubrique « Commentaires ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗

    « Après la défaite de la France, son père s’engagea dans la Résistance et noua des contacts avec le mouvement Libé-Nord dès 1940. »
  18. 18.Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance), fiche « Agnès de La Barre de Nanteuil », avec sa photographie, rubrique « Résistance ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗

    « Lieux d’action : Morbihan Organisation de Résistance : Libération-Nord »
  19. 19.Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance), fiche « Agnès de La Barre de Nanteuil », avec sa photographie, rubrique « Commentaires ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗

    « L’année suivante, Agnès participa à une filière d’accueil et d’évasion d’aviateurs anglais fondée par sa mère, Sabine Cochin (1899-1972), et qui aida à exfiltrer vingt à trente aviateurs alliés, cachés à la campagne et envoyés en Angleterre. […] Sa sœur cadette, Catherine (1924-1992), rejoignit le même réseau. »
  20. 20.Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance), fiche « Agnès de La Barre de Nanteuil », avec sa photographie, rubrique « Commentaires ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗

    « Après les bombardements de septembre 1943, Agnès participa à l’accueil des blessés à l’hôpital de Nantes et envisagea de gagner l’Algérie via l’Espagne. Dans la clandestinité, elle se procurait de faux papiers pour les réfractaires du Service du travail obligatoire à Redon, Questembert, Paris et Malestroit. Le 13 mars 1944, elle effectua le balisage d’un terrain de largage de matériel pour le maquis. »
  21. 21.Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance), fiche « Agnès de La Barre de Nanteuil », avec sa photographie, rubrique « Arrestation et détention ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗

    « Date d’arrestation : 13 mars 1944 Lieu de détention : Vannes, Rennes »
  22. 22.Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance), fiche « Agnès de La Barre de Nanteuil », avec sa photographie, rubrique « Commentaires ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗

    « Agnès fut déportée dans le dernier convoi au départ de Rennes. Ce convoi de deux mille personnes étant attaqué par voie aérienne, Agnès est blessée et meurt bientôt des suites de cette blessure, […] en gare de Paray-le-Monial. »

    Le musée lui donne vingt-deux ans ; née le 17 septembre 1922 et morte le 13 août 1944, elle en avait vingt et un.

  23. 23.Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance), fiche « Agnès de La Barre de Nanteuil », avec sa photographie, rubrique « Commentaires ».

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    « Décorée à titre posthume de la médaille de la résistance, que le général de Gaulle remit à son frère Benoît (1929-2009) »
  24. 24.Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance), fiche « Agnès de La Barre de Nanteuil », avec sa photographie, rubrique « Sources et bibliographie utilisées ».

    Ouvrage de référence · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗

    « SHD-Caen 21p582666 - SHD-Vincennes 16p166618 »
  25. 25.Mémoire des hommes, base des médaillés de la Résistance, notice de Agnès Louise Claude Marie Joseph de La Barre de Nanteuil, notice de la base.

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    « DE LA BARRE DE NANTEUIL Agnès Louise Claude Marie Joseph Né(e) le/en 17/9/1923 à Neuilly-sur-Seine (92 - Hauts-de-Seine (ex Seine et Seine-et-Oise), France) Pseudonyme Claude Décoration Médaille Date du décret 24/4/1946 Date de publication au JO 17/5/1946 Source l’Ordre de la Libération »

    La base la fait naître en 1923 ; ses autres notices de Mémoire des hommes disent 1922.

Agnès de La Barre de Nanteuil : image recréée en couleurs pour le site, d’après la photographie de Wikimedia Commons, « Agnès de La Barre de Nanteuil (1922-1944) (cropped).jpg »

Ses parents