La collection du baron Denys Cochin

Corotn° 2 de la vente
Le Forum vu des jardins Farnèse
1826 · Toile, 54 × 96 cm
Non localisé
Voir dans la collectionLe Forum vu d’en haut, du palais des Césars, avec le Capitole, l’arc de Septime Sévère et la colonne de Phocas ; n° 52 de la vente posthume Corot, n° 68 du catalogue de Robaut et Moreau-Nélaton, période 1830-1840[1]. Robaut, qui le dit peint entre 1830 et 1840 d’après l’étude de 1826, le suit de la vente posthume, où Détrimont l’emporte pour 2 650 francs, à la collection de Denys Cochin, où il est dès 1905[2]. Adjugée 57 000 francs le 26 mars 1919[3]. Le Studio le reproduit dès 1902, dans son numéro spécial Corot and Millet, sous le titre View of Rome, « collection du baron Denys Cochin, Paris ; photographie Durand-Ruel » : le même homme assis parmi les fûts de colonne, le même arbre à droite[4]. C’est la « Vue de Rome » que Vollard, dans ses souvenirs, dit « aujourd’hui au Louvre »[5]. Il la confond avec l’étude de mars 1826, le n° 67 de Robaut, 28 × 50, d’après laquelle le tableau fut peint : elle seule est au Louvre, où Corot l’avait léguée et où elle entra en octobre 1886[6].
Chez lui : Entré vers 1902 · Sorti le 26 mars 1919, à la vente de 1919, 57 000 F
Aujourd’hui : Non localisé : sa dernière trace est le catalogue de 1919[1].
Planche du catalogue de la vente du 26 mars 1919, n° 2 ; Bibliothèque de l’INHA, collections Jacques Doucet, licence ouverte
Sources (6)
1.Tableaux de Corot, Courbet, David, Degas, Delacroix, Goya, Manet, Puvis de Chavannes composant la collection de M. le baron Denys Cochin, vente Galerie Georges Petit, 26 mars 1919, commissaire-priseur F. Lair-Dubreuil, experts Bernheim-Jeune, Durand-Ruel et A. Vollard (Bibliothèque de l’INHA, collections Jacques Doucet, CV04356, licence ouverte), n° 2, vue 6.
Livre ou article · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« Le Forum vu des jardins Farnèse. Le Forum est vu d’un point élevé, pris en haut du palais des Césars […] Au milieu, derrière l’arc de triomphe de Septime Sévère […] la colonne de Phocas. En bas, à gauche le timbre de la vente et à droite la signature : Corot. Toile. Haut., 54 cent. ; larg., 96 cent. N° 52 de la vente posthume Corot. Reproduit et catalogué sous le n° 68 (période 1830-1840) de l’Œuvre de Corot, par Alfred Robaut et Étienne Moreau-Nélaton. »
2.Alfred Robaut, L’Œuvre de Corot, catalogue raisonné et illustré, Paris, Floury, 1905, t. II, nos 52, 67, 68, 479, 587 et 1183 (Gallica, vues 32, 38, 190, 216 et 386), t. II, no 68, vue 38, texte OCR.
Ouvrage de référence · lu en partie (accès restreint), 6 octobre 2026 · consulter ↗
« N° 68. Rome. — Le Forum vu des jardins Farnèse. 0,55 × 0,97. Cachet vente Corot. Signé. Tableau peint par Corot entre 1830 et 1840 d’après l’étude précédente (N° 67). Vente posthume Corot (N° 52), 2.650 fr., à M. Détrimont. — Collection Denys Cochin. Photographie Ch. Desavary. »
3.« Collection Denys Cochin : vente de tableaux modernes faite à la galerie Georges Petit, le 26 mars », La Chronique des arts et de la curiosité, 1919, p. 195-196 (Gallica, vues 23-24), p. 195-196, texte OCR.
Presse · lu en partie (accès restreint), 6 octobre 2026 · consulter ↗
« Collection Denys Cochin. Vente de tableaux modernes faite à la galerie Georges Petit, le 26 mars, par Me Lair-Dubreuil, assisté de MM. Bernheim jeune, Durand-Ruel et Vollard. Corot (J.-B.-C.). — 1. Jeune fille assise dans la campagne : 31.100. — 2. Le Forum vu des jardins Farnèse : 57.000 (adjugé 2.600 francs à la vente Corot en 1875). — 3. Acqua-Acetosa (bords du Tibre dans la campagne de Rome) : 5.600 (adjugé 180 fr. à la vente Corot). — 4. La Chaîne des Apennins et un bois de chênes-liège de la Campagne romaine : 5.000. — 5. Castel Gandolfo : 39.500. — 6. Saint-Lô : 39.000 (adjugé 2.000 fr. à la vente Corot). 7. Courbet (G.). Les Enfants de chœur d’Ornans 26.000. — 8. David (L.). Télémaque et Eucharis : 28.000. — 9. Degas (E.). La Femme au bandeau : 15.500. Delacroix (E.). — 10. Le Tasse dans la maison des fous : 42.000. — 11. Le Christ en croix : 51.100 (adjugé 18.250 fr. à la vente Noël en 1891 et 15.000 fr. à la vente Heugel en 1905). — 12. Cléopâtre et le paysan : 32.000. — 13. Deux chevaux marocains sortant de l’eau : 42.500 (adjugé 16.000 fr. à la vente du marquis du Lau en 1866 ; 14.700 fr. à la vente Edwards, en 1870 ; 25.600 fr. à la vente Faure, en 1873 ; 16.100 fr. à la vente Laurent Richard en 1878, et 30.200 fr. à la vente Mame, en 1904). 14. Goya (L.). Saavedra, ministre de Charles IV : 70.000. Manet (E.). — 15. Course de taureaux : 50.000. — 16. Le Grand Prix, en 1864 : 28.000. — 17. Marine : 30.000. — 18. La Serveuse de bocks au cabaret de Reichshoffen : 73.000. Puvis de Chavannes (P.). — 19. Marseille, colonie phocéenne. Esquisse peinte : 8.100. — 20. Marseille, porte de l’Orient. Esquisse peinte : 11.600. Produit total : 684.500 francs. »
4.Corot and Millet, essais de Gustave Geffroy et Arsène Alexandre, éd. Charles Holme, numéro spécial du Studio, Londres, Paris et New York, 1902, planches C 10 et C 11 (Internet Archive, exemplaire du Getty Research Institute, vue 64), planches C 10 et C 11, vue 64.
Livre ou article · lu en entier, 7 octobre 2026 · consulter ↗
« “Near Arras”, C 10 (Durand-Ruel, Paris and New York). — “View of Rome”, C 11 (Collection of Baron Denys Cochin, Paris; Photograph by Durand-Ruel, Paris and New York). »
5.Ambroise Vollard, Souvenirs d’un marchand de tableaux, Paris, Albin Michel, chapitre VIII, « Amateurs et collectionneurs », p. 135 (Gallica, vue 161), p. 135, texte OCR.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Quel musée on créerait avec tout ce qui a passé chez lui. Delacroix : Corinne chez les peuples pasteurs; Manet : la Serveuse de bocks, la grande Exécution de Maximilien, aujourd’hui au musée de Mannheim ; Corot : la Vue de Rome et l’Eglise de Vézelay, aujourd’hui au Louvre; Goya : Tête de la Reine; de Manet encore, une Course de taureaux, « la plus belle de toutes celles qu’a faites le peintre », me disait Renoir; de Cézanne : les Joueurs de cartes, aujourd’hui au Louvre (legs Camondo), des Natures mortes, des Paysages; de Gauguin, une des plus expressives toiles de Tahiti; de Van Gogh, un éblouissant paysage de sa dernière manière; de Degas, une Tête de femme qui faisait penser à un Van der Meer; de Corot, j’allais oublier un extraordinaire portrait de femme qui est devenu célèbre après la vente de sa collection, à laquelle M. Denys Cochin se résolut de son vivant. »
6.Alfred Robaut, L’Œuvre de Corot, catalogue raisonné et illustré, Paris, Floury, 1905, t. II, nos 52, 67, 68, 479, 587 et 1183 (Gallica, vues 32, 38, 190, 216 et 386), t. II, no 67, vue 38, texte OCR.
Ouvrage de référence · lu en partie (accès restreint), 6 octobre 2026 · consulter ↗
« N° 67. Mars 1826. Rome. — Le Forum vu des jardins Farnèse. 0,28 × 0,50. Signé en bas, à droite. Daté mars 1826. […] Corot écrivit à cette époque au verso, à la craie, ces mots : « Au Muséum », indiquant par là son intention de la léguer à notre Musée National. Après sa mort, elle entra au Luxembourg en même temps que le N° 66. Elle ne passa au Louvre, malgré de nombreuses réclamations, qu’en octobre 1886. […] Corot a fait de cette étude plusieurs interprétations. (Voir Nos 68 et 69). »