La collection du baron Denys Cochin
Maurice Denis
La Légende de saint Hubert
1896-1897 · Sept toiles de 225 × 175 cm, le Miracle 225 × 212 cm ; plafond 488 × 134 cm
Musée Maurice-Denis, Saint-Germain-en-Laye
Voir dans la collectionDès 1895, Denys Cochin, l’un des premiers amateurs de Maurice Denis, lui commande pour son bureau de la rue de Babylone un décor sur un thème qu’il choisit lui-même[1, 2]. Denis croque ses chasses à courre, puis peint en cinq mois, à partir de mai 1897, sept panneaux qui suivent la chasse sur trois murs, de la montée aux couleurs chaudes vers le Miracle central à la descente sombre vers le ravin et l’ermitage, sous un plafond où trois anges sonnent dans le ciel[2].
Chez lui : Entré en 1897, sur commande
Aujourd’hui : Au musée départemental Maurice-Denis, à Saint-Germain-en-Laye, avec les vitraux de l’hôtel donnés par la famille : PMD 999.4.1 à 7, le plafond des Sonneurs du ciel PMD 011.1.1[1, 2].
Sources (2)
1.Musée départemental Maurice Denis, « Les ensembles décoratifs : À l’hôtel Cochin », et ses quatre notices : La Légende de saint Hubert, Le Chemin de la vie, Présentation au temple, La Vie animale, À l’hôtel Cochin.
Ouvrage de référence · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« Savant et homme politique, le baron Denys Cochin (1851-1922) fréquente les artistes de son temps et compte parmi les premiers amateurs de l’œuvre de Denis auquel il fait appel dès 1895. Il lui commande vitraux et peintures afin de décorer son hôtel particulier parisien, rue de Babylone, et s’adresse parallèlement à Albert Besnard pour une grande verrière. L’ensemble des vitraux dessinés par Denis et Besnard et réalisés par le maître verrier Henri Carot pour l’hôtel Cochin se trouvent aujourd’hui réunis au musée Maurice Denis, de même que le grand décor peint par Denis sur le thème de la légende de saint Hubert pour la demeure de Cochin. »
2.Musée départemental Maurice Denis, « Les ensembles décoratifs : À l’hôtel Cochin », et ses quatre notices : La Légende de saint Hubert, Le Chemin de la vie, Présentation au temple, La Vie animale, « La Légende de saint Hubert », décor peint de Maurice Denis.
Ouvrage de référence · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« La Légende de saint Hubert, 1896-1897. Panneaux muraux : huile sur toiles, 225 x 175 cm (chaque panneau), 225 x 212 cm (pour le panneau central Le Miracle), PMD 999.4.1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7. Plafond : Les Sonneurs du ciel, huile sur toile, 488 x 134 cm, inv. PMD 011.1.1. Le décor de la Légende de saint Hubert peint par Maurice Denis répond à une commande passée en 1895 par le baron Cochin, qui a lui-même choisi ce thème pour orner son bureau. Maurice Denis dessine sur le vif des croquis lors des chasses à courre organisées par Denys Cochin, puis à partir de mai 1897 il peint son œuvre en cinq mois. […] sept panneaux se succèdent sur trois murs en suivant le déroulement de la chasse et selon une trajectoire manichéenne : à gauche, un parcours ascendant aux couleurs chaudes mène au panneau central du Miracle, à droite, une courbe descendante traitée en couleurs sombres plonge vers le ravin. Le décor comporte également un plafond peint représentant trois anges faisant retentir leurs sonneries dans le ciel, en écho aux sonneurs du panneau central du Miracle. »