La collection du baron Denys Cochin

Manet
L’Exécution de Maximilien
1868-1869
Voir dans la collectionLa composition finale, la plus grande des versions : vendue en 1898 par Suzanne Manet à Durand-Ruel pour 5 000 francs, achetée par Denys Cochin pour 12 000 francs, et citée par Vollard parmi les œuvres passées chez lui[1, 2]. Le catalogue Vollard du Metropolitan Museum donne le chemin : vendue 8 000 francs à Durand-Ruel en janvier 1898, la toile est revendue à Denys Cochin quelques mois plus tard 12 000 francs[3]. Le catalogue Rouart et Wildenstein, n° 127, date du 5 décembre 1909 son acquisition par les habitants de Mannheim[4]. Prêtée à la rétrospective Manet du Salon d’Automne de 1905, où L’Éclair la trouve « si simple et si émouvante à la fois par la sobriété de la composition et le ton général de la peinture »[5].
Chez lui : Entré en 1898, de Durand-Ruel, 12 000 F · Sorti le 5 décembre 1909, à Kunsthalle de Mannheim
Aujourd’hui : À la Kunsthalle de Mannheim, qui l’achète en 1910, par Bernheim-Jeune et Paul Cassirer, grâce au don de neuf Allemands, pour 90 000 marks[1].
Photographie de Wikimedia Commons, « Manet Maximilian.jpg », domaine public
Sources (5)
1.Wikipédia, « L’Exécution de Maximilien », section sur la composition finale de Mannheim.
Ouvrage de référence · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« la composition finale, à la Kunsthalle de Mannheim. […] Elle a été vendue en 1898 par Suzanne Manet pour 5 000 francs à Paul Durand-Ruel, puis achetée par Denys Cochin pour 12 000 francs. […] En 1910 la Kunsthalle de Mannheim l’achète par le biais d’un don de la part de neuf allemands et par l’intermédiaire de la galerie Bernheim-Jeune et de Paul Cassirer pour la somme de 90 000 marks dans un contexte de controverse. »
2.Ambroise Vollard, Souvenirs d’un marchand de tableaux, Paris, Albin Michel, chapitre VIII, « Amateurs et collectionneurs », p. 135 (Gallica, vue 161), p. 135, texte OCR.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Toutes ses toiles étaient de premier ordre. Quel musée on créerait avec tout ce qui a passé chez lui. Delacroix : Corinne chez les peuples pasteurs; Manet : la Serveuse de bocks, la grande Exécution de Maximilien, aujourd’hui au musée de Mannheim ; Corot : la Vue de Rome et l’Eglise de Vézelay, aujourd’hui au Louvre; Goya : Tête de la Reine; […] de Cézanne : les Joueurs de cartes, aujourd’hui au Louvre (legs Camondo) »
3.Rebecca A. Rabinow (dir.), Cézanne to Picasso: Ambroise Vollard, Patron of the Avant-Garde, New York, The Metropolitan Museum of Art, 2006, p. 39, 53, 129, 137, 149, 223, 271 et 395, et notice 42 par Jayne S. Warman, Paul Cézanne, The Cardplayers (pages transmises par la famille) ; p. 246 et n. 13, fig. 149 et notes, lues par la recherche plein texte d’Internet Archive (cezannetopicasso0000unse), p. 149, note 6.
Ouvrage de référence · lu en partie (accès restreint), 6 octobre 2026 · consulter ↗
« In January 1898 the final version of The Execution of Maximilian (1868–69, Kunsthalle Mannheim) sold for 8,000 francs, again to Durand-Ruel, who in turn sold it to Denys Cochin several months later for 12,000. »
4.Denis Rouart et Daniel Wildenstein, Édouard Manet, catalogue raisonné, Lausanne et Paris, La Bibliothèque des Arts, 1975, 2 vol. : index et notices 5, 109, 125, 127, 312 (vol. I) et 548 (vol. II), lus dans la bibliothèque numérique du Wildenstein Plattner Institute, vol. I, p. 120, n° 127.
Ouvrage de référence · lu en partie (accès restreint), 6 octobre 2026 · consulter ↗
« L’Exécution de l’empereur Maximilien. Tableau définitif. T. h. 2,52 ; l. 3,05. Signé b. g., daté : Manet, 19 juin 1867. Historique : […] Mme veuve Manet, Paris ; Durand-Ruel, Paris, 1898 ; baron Denys Cochin, Paris ; acquis le 5 décembre 1909, par des habitants de Mannheim qui l’offrirent au Musée de cette ville à l’occasion de sa réouverture. Kunsthalle, Mannheim (inv. n° 281). »
5.L’Éclair, 21 octobre 1905, p. 1, « Le Salon d’Automne », p. 1, texte OCR.
Presse · lu en entier, 7 octobre 2026 · consulter ↗
« Vous y retrouverez cet Enfant aux cerises que Manet peignit à vingt-sept ans et qui montre, dans ses rouges, ses roses et ses roux, la plus aimable et souriante virtuosité ; cette Exécution de Maximilien, si simple et si émouvante à la fois par la sobriété de la composition et le ton général de la peinture, qui appartient à M. Denys Cochin ; le portrait de M. et Mme Manet, d’un dessin volontaire et serré… »