La collection du baron Denys Cochin

Manet
La Vierge au lapin blanc, d’après Titien
1854 · Toile, 70 × 84 cm
Voir dans la collectionLa copie du Titien du Louvre que Manet fit à vingt-deux ans, signée « M. d’après T. », exposée par lui en 1867 : vendue avec la collection Faure chez Durand-Ruel en 1906, elle entre chez Denys Cochin la même année et retourne chez Durand-Ruel en 1915, qui la vend à Nelson Robinson, à New York[1, 2]. En 1922, un chroniqueur de L’Ère nouvelle se souvient qu’elle « appartint longtemps à feu Denys Cochin, lequel l’échangea, si je ne me trompe, contre un Cézanne », et la presse la dit encore « ancienne collection Denys Cochin » en 1929 et en 1930[3, 4, 5].
Chez lui : Entré le 10 novembre 1906, de Durand-Ruel · Sorti le 7 octobre 1915, à Durand-Ruel
Aujourd’hui : Au musée du Louvre, RF 2017 7, dans la salle de la Joconde, à côté du Titien qu’elle copie : léguée en 2017 par le Milanais Bernardo Caprotti, qui l’avait achetée à New York en 1959, et dont le Louvre fait remonter l’historique de Faure à Durand-Ruel, « acquis par Denys Cochin le même jour », le 10 novembre 1906, et « racheté par Durand-Ruel associé à Bernheim Jeune le 7 octobre 1915 »[6].
Photographie sur Wikimedia Commons, « Édouard Manet - La Vierge au lapin.jpg », d’après France Télévisions, domaine public
Sources (6)
1.Denis Rouart et Daniel Wildenstein, Édouard Manet, catalogue raisonné, Lausanne et Paris, La Bibliothèque des Arts, 1975, 2 vol. : index et notices 5, 109, 125, 127, 312 (vol. I) et 548 (vol. II), lus dans la bibliothèque numérique du Wildenstein Plattner Institute, vol. I, p. 34, n° 5.
Ouvrage de référence · lu en partie (accès restreint), 6 octobre 2026 · consulter ↗
« La Vierge au lapin blanc. T. h. 0,70 ; l. 0,84. Signé g. : M. d’après T. 1854. Copie d’après La Vierge au Lapin blanc, du Titien (Louvre). […] Les Manet de la Collection Faure, Durand-Ruel, Paris, 1906, n° 4 ; D’après les Maîtres, Bernheim Jeune, Paris, 1910, n° 88 […] Historique : J.B. Faure, Paris ; Durand-Ruel, 1906 ; baron Denys Cochin, Paris, 1906 ; Durand-Ruel, 1915 ; Mr Nelson Robinson, New York ; Louise Robinson, New York ; Mrs Beltram Smith (miss Robinson), New York. »
2.Denis Rouart et Daniel Wildenstein, Édouard Manet, catalogue raisonné, Lausanne et Paris, La Bibliothèque des Arts, 1975, 2 vol. : index et notices 5, 109, 125, 127, 312 (vol. I) et 548 (vol. II), lus dans la bibliothèque numérique du Wildenstein Plattner Institute, vol. II, index.
Ouvrage de référence · lu en partie (accès restreint), 6 octobre 2026 · consulter ↗
« Cochin (Baron Denys), 5, 109, 125, 127, 197, 312 ; D. 548 ; vente. »
3.L’Ère nouvelle, 6 juillet 1922, p. 2, p. 2, texte OCR.
Presse · lu en entier, 7 octobre 2026 · consulter ↗
« Manet copiait, et ses copies sont incomparables ; qui ne se souvient de sa Vierge au lapin d’après Titien, laquelle appartint longtemps à feu Denys Cochin, lequel l’échangea, si je ne me trompe, contre un Cézanne ! »
4.Le Carnet de la semaine, 1er septembre 1929, p. 29, p. 29, texte OCR.
Presse · lu en entier, 7 octobre 2026 · consulter ↗
« Manet adorait les maîtres du passé, espagnols, vénitiens, flamands, copiait au Louvre la Vierge au lapin, de Titien (ancienne collection Denys Cochin), et mettait le portrait de Tintoret par lui-même au-dessus de tout. »
5.Excelsior, 28 janvier 1930, p. 5, « Les copies », p. 5, texte OCR.
Presse · lu en entier, 7 octobre 2026 · consulter ↗
« Vous y verrez des Géricault d’après l’antique, d’incomparables Delacroix d’après Bellini et Rembrandt, un Watteau d’après Rubens, un Bonington et un Barye d’après le même maître, deux Manet d’après Titien (qu’est devenue la copie de la Vierge au lapin, de la collection Denys Cochin ?) ; un Forain d’après Raeburn, un Redon d’après Delacroix… »
6.Musée du Louvre, collections en ligne, Manet, La Vierge au lapin, RF 2017 7 : notice, historique et acquisition (données JSON), données JSON.
Ouvrage de référence · lu en entier, 7 octobre 2026 · consulter ↗
« La Vierge au lapin. RF 2017 7. Manet, Édouard. Milieu du XIXe siècle. Hauteur 0,70 m, largeur 0,84 m. Huile sur toile. Historique : vendu par l’artiste à Jean-Baptiste Faure, janvier 1875 ; vendu par Faure à la Galerie Durand-Ruel le 10 novembre 1906 ; acquis par Denys Cochin le même jour ; racheté par Durand-Ruel (Paris) associé à Bernheim Jeune le 7 octobre 1915 ; vendu à Durand-Ruel (New York) en 1916 ; acquis par Mrs Nelson Robinson, 1er mai 1916, New York ; sa fille, G. Louise Robinson, NY ; Bertram Smith, NY ; acquis en 1959 à NY par Bernardo Caprotti, Milan. Acquisition : legs, 2017. Denon, salle 711, salle de la Joconde. »