La collection du baron Denys Cochin
Corotnon retrouvé
Venise
Voir dans la collectionPrêtée à l’exposition d’art français de Grosvenor House, à Londres, en juillet 1914, où Gil Blas la relève parmi les Corot, entre la Bella Riva de Bessonneau et la Femme à la guirlande de fleurs de Mme Potter Palmer[1]. Aucune Venise n’est parmi les six Corot de la vente de 1919, et le journaliste qui visitait l’hôtel en 1903 n’y voyait qu’un Corot de Rome et un coin de canal du Nord[2, 3].
Sources (3)
1.Gil Blas, 1er juillet 1914, p. 4, l’exposition de Grosvenor House, les œuvres et leurs prêteurs, p. 4, texte OCR.
Presse · lu en entier, 7 octobre 2026 · consulter ↗
« Corot : Bella Riva, à M. Bessonneau d’Angers ; Venise, au baron Denys Cochin ; Femme Guirlande de fleurs, à Mme Potter Palmer ; Agostina, à MM. Bernheim-Jeune. »
2.Le Journal des arts, 29 mars 1919, p. 2, « Collection de M. le baron Denys Cochin », p. 2, texte OCR.
Presse · lu en entier, 7 octobre 2026 · consulter ↗
« Collection de M. le baron Denys Cochin. Vente de tableaux, faite à la galerie Georges Petit, le 26 mars, par Me Lair-Dubreuil, MM. Bernheim Jeune, Durand-Ruel et Vollard. Tableaux. — Camille Corot. — 1. Jeune fille assise dans la campagne (55-46) (demande 25,000) : 31,100. — 2. Le Forum vu des jardins Farnèse (54-96) (demande 60,000) : 57,000 (adjugé 2,600 fr. à la vente Corot en 1875). — 3. Acqua Acetosa (19-24) : 5,600 (adjugé 180 fr. à la vente Corot). — 4. La Chaîne des Apennins (18-39) : 5,000. — 5. Castel Gandolfo (49-71) (demande 40,000) : 39,500. — 6. Saint-Lô (46-64) (demande 40,000) : 39,000 (adjugé 2,000 fr. à la vente Corot). 7. Gustave Courbet. Les Enfants de chœur d’Ornans (82-53) : 26,000. — 8. Louis David. Télémaque et Eucharis (88-102) : 28,000. — 9. Edgar Degas. La Femme au bandeau (33-25) : 15,500. Eugène Delacroix. 10. Le Tasse dans la maison des fous (60-50) (demande 40,000) : 42,000. — 11. Le Christ en croix (73-59) (demande 50,000) : 51,100 (adjugé 18,250 fr. à la vente Noël en 1891 et 15,000 fr. à la vente Heugel en 1905). — 12. Cléopâtre et le paysan (98-127) (demande 30,000) : 32,000. — 13. Deux chevaux marocains sortant de l’eau (51-61) (demande 45,000) : 42,500 (adjugé 16,000 fr., vente du marquis du Lau en 1866 ; 14,700 fr. vente Edwards, en 1870 ; 25,600 fr. vente Faure, en 1873 ; 16,100 fr., vente Laurent Richard en 1878 et 30,200 fr., vente Marne, en 1904). 14. Goya y Lucientes. Saavedra, ministre de Charles IV (200-120) (demande 70,000) : 70,000. Édouard Manet. — 15. Course de taureaux (64-78) (demande 50,000) : 50,000. — 16. Le Grand Prix, en 1864 (23-58) (demande 25,000) : 28,000. — 17. Marine (34-53) (demande 20,000) : 30,000. — 18. La Serveuse de bocks (au Cabaret de Reichshoffen) (77-64) (demande 100,000) : 73,000. Puvis de Chavannes. — 19. Marseille, colonie phocéenne (98-146) : 8,100. — 20. Marseille, porte de l’Orient (98-146) : 11,600 francs. Produit : 684,500 francs. »
3.L’Écho de Paris, 18 mars 1903, p. 1, « M. Denys Cochin », par Paul Acker, p. 1, texte OCR.
Presse · lu en entier, 7 octobre 2026 · consulter ↗
« … de Manet, dont la lumière du matin, plus vive maintenant, faisait valoir la curieuse et impressionnante couleur. M. Denys Cochin vit mon admiration : — Vous aimez la peinture ! s’écria-t-il, — et, sans même me laisser lui répondre : Eh bien ! venez voir mes tableaux. — Dans le petit salon où nous étions, des Jockeys, de Degas, s’accrochaient à côté du Manet, non loin d’un Corot, de Rome, et d’un autre, plus récent, représentant un coin de canal, dans le Nord. Un portrait de Renoir pendait au mur, avec des esquisses de Puvis, pour ses fresques de Marseille, et l’ébauche d’un Delacroix. Je ne reconnaissais plus M. Denys Cochin. Ravi, il montrait, expliquait, discutait, racontant d’où venaient les tableaux, et chez qui et comment il les avait eus. À côté, Maurice Denis avait décoré le fumoir avec les épisodes de la légende de saint Hubert ; dans le cabinet de travail et dans l’antichambre, des Cézanne voisinaient avec des Besnard et des Manet encore. Cette vieille demeure, toute empreinte du calme et de la dignité de la grande bourgeoisie française, n’estimait et n’aimait comme peintres que ceux-là seuls qui, au mépris des routines et des préjugés, avaient brisé les vieilles formules, réagi contre les principes jugés infaillibles et poussé l’originalité jusqu’à l’étrange. »