La collection du baron Denys Cochin

Van Gogh
Fleurs dans un verre
1890 · Toile, 41 × 33 cm
Collection privée
Voir dans la collectionUn Van Gogh de la dernière année, acheté en 1914 chez Druet après la vente de la Peau de l’Ours, où il venait de Vollard ; ce n’est pas le paysage dont Vollard se souvient, mais c’est le seul Van Gogh de Denys Cochin que les provenances nomment[1, 2].
Chez lui : Entré en 1914, de Druet
Aujourd’hui : En mains privées : saisi en 1941 chez Alfred Lindon par les nazis, échangé par Goering à Lucerne, retrouvé par les Monuments Men et restitué à son héritier, il est passé chez Sotheby’s à New York en octobre 2020[1].
Photographie de la vente Sotheby’s du 28 octobre 2020, œuvre du domaine public
Sources (2)
1.Sotheby’s, New York, Impressionist & Modern Art Evening Sale, 28 octobre 2020, lot 127 : Vincent van Gogh, Fleurs dans un verre, 1890, notice et provenance, Provenance.
Ouvrage de référence · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« Fleurs dans un verre. Oil on canvas, 16¼ by 13⅛ in., 41.3 by 33.3 cm. Painted in 1890. — Ambroise Vollard, Paris. Le Peau de l’Ours, Paris (acquired from the above in 1908 and sold: Hôtel Drouot, Paris, Association ‘Peau de l’Ours’, March 2, 1914, lot 29). Galerie E. Druet, Paris. Denys Cochin, Paris (acquired in 1914). (probably) Elisabeth de la Tour d’Auvergne (née Elisabeth Bertier de Wagram), Paris. Knoedler & Co., London & Alex. Reid & Lefevre, London (acquired from the above in 1929). […] Alfred Lindon (formerly Lindenbaum), Paris. Seized from the above by the ERR, July 12, 1941 and taken to the ERR depot at the Jeu de Paume, Paris. […] Exchanged by Hermann Goering with the Galerie Fischer, Lucerne, October 20, 1942. Recovered by the Monuments Men from the Galerie Fischer Lucerne 1946. Restituted to Jacques Lindon, New York (the heir of Alfred Lindon). »
2.Ambroise Vollard, Souvenirs d’un marchand de tableaux, Paris, Albin Michel, chapitre VIII, « Amateurs et collectionneurs », p. 135 (Gallica, vue 161), p. 135, texte OCR.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Quel musée on créerait avec tout ce qui a passé chez lui. Delacroix : Corinne chez les peuples pasteurs; Manet : la Serveuse de bocks, la grande Exécution de Maximilien, aujourd’hui au musée de Mannheim ; Corot : la Vue de Rome et l’Eglise de Vézelay, aujourd’hui au Louvre; Goya : Tête de la Reine; de Manet encore, une Course de taureaux, « la plus belle de toutes celles qu’a faites le peintre », me disait Renoir; de Cézanne : les Joueurs de cartes, aujourd’hui au Louvre (legs Camondo), des Natures mortes, des Paysages; de Gauguin, une des plus expressives toiles de Tahiti; de Van Gogh, un éblouissant paysage de sa dernière manière; de Degas, une Tête de femme qui faisait penser à un Van der Meer; de Corot, j’allais oublier un extraordinaire portrait de femme qui est devenu célèbre après la vente de sa collection, à laquelle M. Denys Cochin se résolut de son vivant. »