
Chartiste et membre de l’École française de Rome, il succède à son père comme conseiller général en 1910, puis comme député du Nord en 1914[1, 2, 3]. Mobilisé, trois fois cité, il est emporté par la grippe dans la nuit du 30 au 31 décembre 1918, à trente-cinq ans[4, 5].
Né le 17 novembre 1883 à Évry-Petit-Bourg, fils d’Henry Cochin et de Thérèse Arnaud-Jeanti, il est inscrit au recrutement de Versailles, classe 1903, comme élève de l’École des chartes[6, 7]. Wikipédia, dans son texte, le fait naître le 18 novembre[8]. Il soutient à l’École des chartes une thèse sur Henri Arnauld, évêque janséniste d’Angers, publiée en 1921[1, 9]. Incorporé le 6 octobre 1905 dans une section de commis et ouvriers militaires d’administration, il en sort sergent, puis il est nommé officier d’administration de réserve de l’intendance[10]. En avril 1908, il est à Rome, à l’École française, avant de revenir au 5 de l’avenue Montaigne, à Paris[2].
Pendant la guerre, il sert comme lieutenant de réserve à l’état-major de la 55e division d’infanterie et reçoit la croix de guerre avec trois citations[4, 11]. Mort à Paris le 31 décembre 1918 d’une maladie contractée en service, il est mort pour la France[7, 11]. Il repose au cimetière de Saint-Pierre-Brouck ; une statue rappelle sa mémoire à la mairie de Bergues[12, 13]. Son fils Philippe est à l’origine de la branche Cochin de Billy[14].
Le chartiste reste un chartiste sous le feu : en février 1915, il accompagne Henri Omont, conservateur des manuscrits à la Bibliothèque nationale, à Soissons, et ils en sauvent « sous une grêle d’obus » une cinquantaine de manuscrits de Prémontré[15]. À la Chambre, le 12 mars 1918, il demande au ministre des ordres formels pour que l’armée aide le service des monuments historiques à protéger les édifices atteints par le feu de l’ennemi[16]. Les gaz l’ont affaibli ; la nécrologie de l’École des chartes y voit le terrain tout préparé de la grippe qui l’emporte[17]. L’INHA le compte parmi les acteurs de la bibliothèque d’art de Jacques Doucet et parmi les collaborateurs de la Revue hebdomadaire, du Journal des débats et du Correspondant[18].
L’Écho de Paris le compte en mai 1914 parmi les députés sortis des grandes écoles, « élu dans la deuxième circonscription de Dunkerque, en remplacement de son père, Henry Cochin, qui ne se représentait pas »[19]. Le 31 décembre 1918, le président de la Chambre annonce sa mort et fait son éloge, « député libéral du Nord, qui a succombé à une attaque de grippe après avoir fait glorieusement son devoir pendant la guerre »[20]. En 1920, le supplément à la correspondance du cardinal de Retz paraît dans les Grands Écrivains de la France, avec les éléments qu’il avait rassemblés et une préface de son père[21].
Œuvres
- 1906Recherches sur Stefano Colonna, prévôt du chapitre de Saint-Omer
- 1912La Chapelle funéraire des Arnauld à Saint-Merry de Paris
- 1921Henry Arnauld, évêque d’Angers (1597-1692) (posthume)
- Fils ou fille de
- Henry Cochin (1854 – 1926)
- Mariage
- Yvonne Fenaille, en 1915, fille du mécène Maurice Fenaille[14]
Sources (21)
1.Wikipédia, « Claude Cochin », section « Biographie ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Après des études à l’École des chartes, où il soutient une thèse sur l’évêque janséniste d’Angers Henri Arnauld, il est membre de l’École française de Rome. »
2.Archives départementales des Yvelines, registre matricule du recrutement de Versailles, classe 1903, matricule n° 4160 : Claude Édouard Denys Marie Cochin, trouvé par la base de noms de FranceArchives (lu dans le visualiseur des Archives), localités successivement habitées, manuscrit lu sur l’image.
Archives · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« à sa libération s’est retiré à Paris 5 avenue Montaigne (8e) 6 avril 08 Rome École française d’archéologie […] 28 juin 1909 Paris, 5 avenue Montaigne »
3.Wikipédia, « Claude Cochin », section « Biographie ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« En 1910, il est élu conseiller général de Bourbourg, puis en 1914 député du Nord, succédant dans les deux cas à son père, Henry Cochin. »
4.Wikipédia, « Claude Cochin », section « Biographie ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Militaire de la classe 1903, il est mobilisé avec le grade de lieutenant à l’Etat-Major de la 55e Division d’Infanterie, Croix de guerre avec 3 citations »
5.Wikipédia, « Claude Cochin », section « Biographie ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Cette carrière parlementaire, qui s’annonce brillante, est brisée par l’épidémie de grippe de 1918 : atteint de cette maladie, Claude Cochin meurt à Paris dans la nuit du 30 au 31 décembre, à l’âge de 35 ans. »
6.Archives départementales des Yvelines, registre matricule du recrutement de Versailles, classe 1903, matricule n° 4160 : Claude Édouard Denys Marie Cochin, trouvé par la base de noms de FranceArchives (lu dans le visualiseur des Archives), état civil, manuscrit lu sur l’image.
Archives · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« Cochin […] Claude Édouard Denys Marie […] Né le 17 novembre 1883, à Évry-Petit-Bourg […] de Corbeil, département de Seine-et-Oise […] profession de élève de l’École des Chartes, fils de Henry Denis Benoist Marie et de Arnaud-Jeanty Thérèse Marie, domiciliés à Évry-Petit-Bourg »
7.Mémoire des hommes, Morts pour la France de la Première Guerre mondiale, notice de Claude Edouard Denys Marie Cochin, notice de la base.
Archives · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« COCHIN Claude Edouard Denys Marie Mort pour la France le/en 31/12/1918 à Paris ( 75 - Paris (ex Seine), France) Né(e) le/en 17/11/1883 à Évry (91 - Essonne (ex Seine-et-Oise), France) […] Grade lieutenant Unité Etat-Major Classe 1903 Bureau de recrutement Versailles (78) Matricule au recrutement 4160 Mention Mort pour la France »
8.Wikipédia, « Claude Cochin », introduction.
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Claude Cochin, né le 18 novembre 1883 à Évry-Petit-Bourg (Seine-et-Oise) et mort le 31 décembre 1918 à Paris, est un historien et homme politique français. »
9.Wikipédia, « Claude Cochin », section « Publications ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Henry Arnauld, évêque d’Angers (1597-1692), Paris, Picard, 1921. »
10.Archives départementales des Yvelines, registre matricule du recrutement de Versailles, classe 1903, matricule n° 4160 : Claude Édouard Denys Marie Cochin, trouvé par la base de noms de FranceArchives (lu dans le visualiseur des Archives), détail des services et mutations diverses, manuscrit lu sur l’image.
Archives · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« Incorporé le 6 Octobre 1905 à la 22e Section de Commis et Ouvriers Militaires d’Administration […] Caporal le 22 Juillet 1907 […] Nommé sergent par décision de M. le Directeur du Service de l’Intendance du Gouvernement militaire de Paris du 10 février 1908. Nommé officier d’administration de réserve du cadre auxiliaire du service de l’intendance par décret du 26 juillet […] »
11.Mémoire des hommes, Morts pour la France de la Première Guerre mondiale, fiche de Claude Edouard Denys Marie Cochin (Service historique de la Défense), fiche imprimée remplie à la main, transcrite depuis l’image.
Archives · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« Nom Cochin Prénoms Claude Edouard Denys Marie Grade Lieut de réserve Corps État Major – 55e division N° Matricule […] Cl. 1903 4160 au Recrutement Versailles Mort pour la France le 31 décembre 1918 à Paris Genre de mort maladie contractée en service Né le 17 novembre 1883 à Évry Petit Bourg Département Seine et Oise »
12.Wikipédia, « Claude Cochin », infobox.
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Sépulture Cimetière de Saint-Pierre-Brouck »
13.Wikipédia, « Claude Cochin », section « Biographie ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Une statue à sa mémoire est placée au premier étage de la mairie de Bergues. »
14.Wikipédia, « Famille Cochin », section « Filiation ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Claude Cochin (1883-1918), député du Nord, historien, chartiste ; épouse en 1915 Yvonne Fenaille (fille de Maurice Fenaille, mécène). Son fils Philippe est à l’origine de la branche Cochin de Billy. »
15.Myriam Chevallier, « Cochin, Claude (17/11/1883 - 31/12/1918) », base AGORHA, Acteurs de la Bibliothèque d’art et d’archéologie (1909-1917), INHA, licence CC BY 4.0, Professions / activités, commentaire.
Ouvrage de référence · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« Il participe activement à la protection des monuments et archives durant la guerre : « Claude Cochin […] s’est, pendant la guerre, occupé de ce qu’aiment tant les chartistes : les archives. […] Au mois de février 1915, il écrit à son père : ‘‘Omont [conservateur des manuscrits à la Bibliothèque nationale] se rend à Soissons, pour sauver les manuscrits de Prémontré qui s’y trouvent. Je l’ai accompagné. Nous avons sauvé, non sans peine, une cinquantaine de beaux manuscrits sous une grêle d’obus […]’’. » (source : Beaunier, André. « Revue Littéraire. L’exemple de Claude Cochin ». Revue des Deux Mondes, 1er janvier 1922, p. 223) »
16.Myriam Chevallier, « Cochin, Claude (17/11/1883 - 31/12/1918) », base AGORHA, Acteurs de la Bibliothèque d’art et d’archéologie (1909-1917), INHA, licence CC BY 4.0, Professions / activités, commentaire.
Ouvrage de référence · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« « Au cours de la séance du 12 mars 1918 [à la Chambre], […] il prononça un discours sur la conservation des monuments atteints par le feu de l’ennemi. ‘‘Tous, disait-il, nous pensons ici que les os et la chair du plus humble paysan de nos campagnes ont une valeur infiniment plus grande que les pierres artistiquement œuvrées de nos plus célèbres cathédrales… Mais je voudrais entendre M. le Ministre nous affirmer que des ordres formels sont donnés à l’autorité militaire pour mettre largement son aide à la disposition du service des monuments historiques.’’ » (source : Jolly, Jean (dir.). Dictionnaire des parlementaires français, tome III, p. 1084) »
17.Myriam Chevallier, « Cochin, Claude (17/11/1883 - 31/12/1918) », base AGORHA, Acteurs de la Bibliothèque d’art et d’archéologie (1909-1917), INHA, licence CC BY 4.0, Commentaire Mort.
Ouvrage de référence · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« Il meurt de l’épidémie de grippe espagnole en 1918 : « Atteint par les gaz asphyxiants, il rentra avec un organisme quelque peu affaibli, et l’épidémie qui vient de le ravir en quelques jours à tant d’ardentes affections a sans doute trouvé chez lui un terrain tout préparé pour exercer ses terribles et mystérieux ravages. » (source : « Nécrologie. Claude Cochin (1883-1918) ». Bibliothèque de l’École des chartes, tome 79, 1918, p. 491) »
18.Myriam Chevallier, « Cochin, Claude (17/11/1883 - 31/12/1918) », base AGORHA, Acteurs de la Bibliothèque d’art et d’archéologie (1909-1917), INHA, licence CC BY 4.0, Gestion notice, base de données.
Ouvrage de référence · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« Base de données : Acteurs de la Bibliothèque d’art et d’archéologie (1909-1917) ; Répertoire de cent revues francophones d’histoire et critique d’art de la première moitié du XXe siècle. — Il collabora à la Revue hebdomadaire, au Journal des Débats, au Correspondant, au Bulletin de la Société de l’histoire de France, à la Revue des questions historiques »
19.L’Écho de Paris, 14 mai 1914, p. 1, les députés sortis des grandes écoles, p. 1, texte OCR.
Presse · lu en entier, 8 octobre 2026 · consulter ↗
« Aux noms que nous avons donnés de députés sortis de nos grandes écoles, il convient d’ajouter celui de M. Claude Cochin, élu dans la deuxième circonscription de Dunkerque, en remplacement de son père, M. Henry Cochin, qui ne se représentait pas. M. Claude Cochin est passé par l’École des chartes, ainsi que M. Jules Delahaye, et même par l’École française de Rome. »
20.La République française, 1er janvier 1919, p. 2, la Chambre, p. 2, texte OCR.
Presse · lu en entier, 8 octobre 2026 · consulter ↗
« Au début de la séance de l’après-midi, le président a annoncé la mort et fait l’éloge de M. Claude Cochin, député libéral du Nord, qui a succombé à une attaque de grippe après avoir fait glorieusement son devoir pendant la guerre. »
21.Le Figaro, supplément littéraire, 26 septembre 1920, p. 1, les Grands Écrivains de la France, p. 1, texte OCR.
Presse · lu en entier, 8 octobre 2026 · consulter ↗
« La collection des « Grands Écrivains de la France » vient de s’augmenter de deux volumes importants, l’un formant le onzième tome de la correspondance de Bossuet, l’autre nous apportant le supplément à la correspondance du cardinal de Retz. Ainsi que nous l’apprend, dans une brève préface, émouvante en sa simplicité, M. Henri Cochin, les éléments de cette intéressante publication furent rassemblés par son fils, Claude Cochin, qu’une mort glorieuse et prématurée a enlevé à ses travaux […]. Comme son cousin Augustin Cochin, l’héroïque soldat de Verdun, Claude Cochin s’était voué à l’histoire. Sorti de l’École des chartes en 1907, Claude Cochin avait été envoyé à Rome comme membre de l’École… »