
Né le 30 octobre 1879 au Coudray-Montceaux, en Seine-et-Oise[1], au Plessis-Chenet[2], où son père demeurait déjà à la naissance de Jean, l’année précédente[3], il est le troisième fils de Denys Cochin[4]. Ancien élève de Saint-Cyr, capitaine commandant la 21e compagnie du 325e régiment d’infanterie, il est tué à l’assaut du Xon, une hauteur voisine de Pont-à-Mousson[5, 6, 7]. Sa fiche de « mort pour la France » date sa mort du 13 février 1915[8] ; son frère Augustin, la presse et les témoins la placent au matin du dimanche 14[9, 10, 11, 12]. À Lesménils, où cette fiche situe le Xon[8], une rue porte son nom[13].
Lieutenant au 87e d’infanterie, il épouse Marthe Firmin-Didot, fille de Maurice Firmin-Didot et de Mme, née Chauchat, le mardi 4 juillet 1911 à midi, en la basilique Sainte-Clotilde, où Mgr Baudrillart, recteur de l’Institut catholique, donne la bénédiction nuptiale[14, 15, 16]. Ses témoins sont son oncle, le lieutenant-colonel Cochin, et le docteur Roux, directeur de l’Institut Pasteur ; ceux de la mariée, son grand-père Firmin-Didot et son oncle, le commandant d’artillerie Chauchat[17]. Wikipédia place ce mariage le 3 juillet[18]. Le couple a deux enfants, Adeline et Denys[19].
Le 1er août 1914, il est officier d’ordonnance du général Dubail, qui commande alors un corps d’armée, et passe sur sa demande au 325e le 30 octobre suivant[20]. Le 13 février 1915, vers 14 h 30, les Allemands attaquent le signal de Xon et enlèvent les tranchées nord de l’ouvrage ; à 16 heures, la 21e compagnie, en réserve à la Baraque des Romains, reçoit l’ordre de contre-attaquer, et part à 20 heures, sous la conduite du commandant Doumerc, de la corne nord-ouest de la forêt de Facq pour atteindre la gorge de l’ouvrage[21]. Dans la nuit, son ami le sergent Robert d’Harcourt tombe blessé à ses côtés[7, 22] ; le capitaine se penche vers lui et l’embrasse[12].
Au lever du jour, les Allemands reviennent en nombre[23]. D’Harcourt tient d’un soldat resté jusqu’au bout le récit de sa mort : isolé avec deux ou trois hommes et cerné, le capitaine ramasse une arme abandonnée en disant « On ne se rend pas ! », tire, et tombe d’une balle dans la tête[23, 24]. Le 325e le compte parmi les disparus[25] : son corps n’est retrouvé qu’à la reprise du Xon, trois jours plus tard selon son frère Augustin[26], le mercredi suivant selon Barrès, à cent mètres en avant des siens, la tempe percée d’une balle[27]. Le journal de la 59e division date cette reprise du 18 février ; les six journées lui ont coûté 1 248 hommes, et le capitaine Cochin est l’un des cinq officiers tués[28, 29].
Le signal de Xon, à 363 mètres, domine la Moselle à cinq kilomètres en aval de Pont-à-Mousson[30] ; le Norroy des combats est un hameau situé à un kilomètre au nord-est du signal, et non le village du même nom[31]. Le 13 février, deux colonnes allemandes, sorties du bois de Fréhaut et de la ferme de Voivrotte, enlèvent l’ouvrage et le hameau, et font prisonniers 151 hommes et sapeurs, le capitaine Dégletagne et un lieutenant du génie[31, 32] ; le communiqué allemand du 14 annonce la prise de Norroy et de la « hauteur de 365 »[33]. Parmi les assaillants, le 30e régiment d’infanterie de Landwehr compte 59 morts du 13 au 18 février, à Norroy, sur la cote 363 et dans les hôpitaux de Metz[34]. Le général Dubail, dont Jacques avait été l’officier d’ordonnance, trouve « extraordinaire que deux compagnies établies sur une position fortifiée n’aient pu arrêter un bataillon ennemi »[20, 35] ; renforcée d’une brigade d’infanterie, d’une brigade de cavalerie, d’un groupe cycliste et d’un groupe d’artillerie, la 59e division reprend Norroy, puis le Xon[36]. Les Allemands disent avoir évacué la position après en avoir détruit les ouvrages ; le communiqué français répond qu’il est faux qu’ils aient évacué Norroy : « Ils en ont été chassés »[37]. D’après le compte qu’en donne l’abbé Rolin, la division a perdu 5 officiers et 175 hommes tués, 11 officiers et 647 hommes blessés, 4 officiers et 408 prisonniers ou disparus[38].
Cité à l’ordre de l’armée, comme toute sa compagnie[22, 39, 40], il reçoit la croix de la Légion d’honneur, à titre posthume, et la croix de guerre avec palme[5]. Ses obsèques ont lieu à Pont-à-Mousson le dimanche 21 février 1915, avec celles du lieutenant Bourellier et de six sous-officiers tombés au Xon[41, 42, 43]. Son père raconte à Barrès les huit cercueils dans la chapelle du couvent des Prémontrés[44], puis celui de son fils posé sur une prolonge d’artillerie, que suit toute la 21e[45] ; ses soldats le déposent dans un caveau d’où son père compte le reprendre[46].
Le 28 février, une messe est dite pour lui à l’hôpital Cochin[47]. Son père est inhumé en 1922 dans la chapelle de l’hôpital, « où sont inhumés déjà plusieurs membres de la famille Cochin »[48] ; que Jacques y repose aussi, seules l’affirment des sources récentes, sans référence[49, 50]. Un calvaire élevé au sommet du Xon, à sa mémoire, à celle de ses soixante compagnons d’armes tombés à ses côtés et des mille soldats français tués sur la position, est inauguré le dimanche 15 octobre 1922 ; le sous-lieutenant d’Argent et le sergent d’Harcourt, de sa compagnie, y prennent la parole[51, 52]. Détruite en septembre 1944, la croix est relevée le 22 septembre 1963[53]. Le 14 février 2015, cent ans après sa mort, une plaque à sa mémoire est inaugurée au signal de Xon[54] ; selon le souvenir d’un membre de la famille, son sabre, réputé avoir servi au combat, était exposé lors de la cérémonie du centenaire[55]. Un recueil de 47 pages, Lettres et derniers souvenirs de Jacques Cochin, paraît sans lieu ni date, vers 1915 d’après son texte[56].
- Fils ou fille de
- Denys Cochin (1851 – 1922)
Sources (57)
1.Mémoire des hommes, fiche « Mort pour la France » de Jacques Cochin.
Archives · lu en entier, 2 octobre 2026 · consulter ↗
« Né(e) le/en 30/10/1879 à Coudray-Montceaux (Le) (91 - Essonne (ex Seine-et-Oise), France) »
2.Wikipédia, « Denys Cochin ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« Jacques Cochin, né le 30 octobre 1879 au Plessis-Chenet »
3.Base Léonore, dossier de Légion d’honneur de Jean Cochin (1878-1962), acte de naissance, Le Coudray-Montceaux, 1878 (Archives nationales, 19800035/378/50758, vue 12), extrait de l’acte n° 16, naissance de Jean Cochin le 29 juin 1878, lu sur l’image.
Archives · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« a comparu Monsieur Cochin Denys Marie Pierre Augustin, propriétaire, âgé de vingt-six ans, demeurant au Plessis-Chenet, commune du Coudray-Montceaux »
L’acte de naissance de son frère aîné Jean, un an plus tôt.
4.Le Gaulois, 21 février 1915, p. 2 : la mort du capitaine Jacques Cochin (Gallica), p. 2, texte OCR.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« le lieutenant Jacques Cochin était le troisième fils de M. Denys Cochin, député de Paris, et de Mme, née Péan de Saint-Gilles »
5.Tableau d’honneur, morts pour la France : guerre de 1914-1918, La Fare, 1921, notice de Jacques Cochin (Gallica), p. 230 (vue 235), lu sur l’image de la page.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« COCHIN (Jacques-Henry-Marie), [croix de la Légion d’honneur] (posthume), [croix de guerre] (palme), ancien élève de Saint-Cyr, capitaine commandant la 21e compagnie du 325e d’Infanterie. »
Le recueil note les décorations par leurs insignes, ici la croix de la Légion d’honneur et la croix de guerre.
6.Tableau d’honneur, morts pour la France : guerre de 1914-1918, La Fare, 1921, notice de Jacques Cochin (Gallica), p. 230 (vue 235), lu sur l’image de la page.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« et, le 14 février 1915, il était tué d’une balle à la tête, à l’assaut de Xon. »
7.Maurice Barrès, La Lorraine dévastée, Paris, Alcan, 1919 (Internet Archive), p. 68, texte OCR, coupures de mots rétablies.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Un sergent de sa compagnie et son ami inséparable, le comte Robert d’Harcourt, l’écrivit : « ... Je suis blessé et fait prisonnier. Je ne vais t’envoyer que des faits. Le 13 février au soir, nous avons reçu l’ordre d’attaquer une hauteur avoisinant Pont-à-Mousson. »
8.Mémoire des hommes, fiche « Mort pour la France » de Jacques Cochin.
Archives · lu en entier, 2 octobre 2026 · consulter ↗
« COCHIN Jacques Henri Marie Mort pour la France le/en 13/2/1915 à Lesménils (Xon, 54 - Meurthe-et-Moselle, France) […] Grade capitaine Unité 325e régiment d’infanterie (325e RI) »
9.Le capitaine Augustin Cochin, quelques lettres de guerre, Paris, Bloud et Gay, collection « Pages actuelles », relié dans Pages actuelles, 1914-1919 (Internet Archive), p. 15, lettre à Charles Charpentier, Paris, 19 février 1915.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Mon frère Jacques vient d’être tué glorieusement au combat de Norroy, le 14 février, en chargeant à la tête de sa compagnie, qui a ouvert l’assaut. »
10.Le Gaulois, 21 février 1915, p. 2 : la mort du capitaine Jacques Cochin (Gallica), p. 2, texte OCR.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Le lieutenant Jacques Cochin est glorieusement tombé, dimanche dernier, 14 février, entre le signal de Xon et Norroy, au cours d’une contre-attaque menée par deux compagnies. »
Le journal le dit lieutenant ; il était capitaine.
11.Maurice Barrès, La Lorraine dévastée, Paris, Alcan, 1919 (Internet Archive), p. 70.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Le capitaine Jacques Cochin, fils de mon confrère de l’académie, est tombé sur le Xon, le dimanche matin. »
12.Robert d’Harcourt, Souvenirs de captivité et d’évasions, 1915-1918, Paris, Nouvelle librairie nationale (Internet Archive, texte de l’édition de 1924), p. 9.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Cochin, mon ami et mon capitaine, se penche vers moi et m’embrasse. […] Le reste de cette nuit du 13 au 14 février s’est passé pour moi dans une sorte de demi-conscience. »
13.Base adresse nationale : la rue du Capitaine Cochin à Lesménils (Meurthe-et-Moselle).
Publication officielle · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Rue du Capitaine Cochin 54700 Lesménils »
14.Le Temps, 4 juillet 1911, p. 4 : le mariage de M. Jacques Cochin (Gallica), p. 4, texte OCR, coquilles corrigées.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Le mariage de M. Jacques Cochin, lieutenant au 87e d’infanterie, fils de M. Denys Cochin, député de Paris, membre de l’Académie française, et de Mme, née Péan de Saint-Gilles, avec Mlle Firmin-Didot, fille de M. Firmin-Didot et de Mme, née Chauchat, sera célébré demain mardi 4 juillet, en la basilique Sainte-Clotilde. »
15.Le Figaro, 4 juillet 1911, p. 4 : les mariages du jour (Gallica), p. 4, « La journée », rubrique des mariages, texte OCR.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Lieutenant Jacques Cochin avec Mlle Firmin-Didot (basilique Sainte-Clotilde, midi). »
16.Le Figaro, 5 juillet 1911, p. 3 : le mariage de M. Jacques Cochin et de Mlle Marthe Firmin-Didot (Gallica), p. 3, « Mariages », texte OCR, coquilles corrigées.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Jamais on ne vit telle affluence de monde, qu’hier à midi, en la basilique Sainte-Clotilde, où l’on célébrait le mariage du lieutenant Jacques Cochin, fils du baron Denys Cochin, de l’Académie française, député de la Seine, et de la baronne née Péan de Saint-Gilles, avec Mlle Firmin-Didot, fille de M. Maurice Firmin-Didot et de madame née Chauchat. La bénédiction nuptiale a été donnée par Mgr Baudrillart, recteur de l’Institut catholique. »
17.Le Figaro, 5 juillet 1911, p. 3 : le mariage de M. Jacques Cochin et de Mlle Marthe Firmin-Didot (Gallica), p. 3, « Mariages », texte OCR, coquilles et coupure de mot corrigées.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Les témoins du marié étaient le lieutenant-colonel Cochin, son oncle, et le docteur Roux, directeur de l’Institut Pasteur […] ceux de la mariée M. Firmin-Didot, son grand-père, et le commandant d’artillerie Chauchat, son oncle. »
18.Wikipédia, « Denys Cochin ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« Le 3 juillet 1911, il épouse Marthe Firmin-Didot (1889-1973) »
La presse de 1911 annonce puis raconte la cérémonie du mardi 4 juillet.
19.Tableau d’honneur, morts pour la France : guerre de 1914-1918, La Fare, 1921, notice de Jacques Cochin (Gallica), p. 230 (vue 235), lu sur l’image de la page.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Frère du précédent. Marié à Mlle Marthe FIRMIN-DIDOT, fille de M. Maurice FIRMIN-DIDOT et de Mme née CHAUCHAT, — dont deux enfants : Adeline et Denys. »
« Le précédent » est son frère Augustin.
20.Tableau d’honneur, morts pour la France : guerre de 1914-1918, La Fare, 1921, notice de Jacques Cochin (Gallica), p. 230 (vue 235), lu sur l’image de la page.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Ancien lieutenant au 87e de ligne, était, le 1er août 1914, attaché comme officier d’ordonnance au Général DUBAIL, commandant alors un Corps d’Armée. Le 30 octobre suivant, il passait, sur sa demande, au 325e »
21.Journal des marches et opérations du 325e régiment d’infanterie, 13 février 1915 : la contre-attaque du Xon (Mémoire des hommes, vue 49), 13 février 1915, lu sur l’image de la page.
Archives · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« A 14h30 le Lt Colonel est averti que les Allemands attaquant le Signal de Xon sont à proximité de l’ouvrage. L’attaque en force réussit à enlever les tranchées Nord, tandis qu’une légère fraction de la 20e Cie qui occupait l’ouvrage se maintient dans la partie Sud. Une contre attaque est ordonnée à 16h par la Cie de réserve de la Baraque des Romains (21e Cie […]). Cette contre attaque dirigée par le Commandant Doumerc part à 20h de la corne N.O de la Forêt de Facq et arrive à la gorge de l’ouvrage »
22.Le capitaine Augustin Cochin, quelques lettres de guerre, Paris, Bloud et Gay, collection « Pages actuelles », relié dans Pages actuelles, 1914-1919 (Internet Archive), p. 18, lettre à Antoine de Meaux, 18 mars 1915.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Robert d’Harcourt, blessé à ses côtés, l’a vu tomber avec les trois derniers de ses hommes, refusant de se rendre. La compagnie tout entière est à l’ordre de l’armée, capitaine en tête. »
23.Robert d’Harcourt, Souvenirs de captivité et d’évasions, 1915-1918, Paris, Nouvelle librairie nationale (Internet Archive, texte de l’édition de 1924), p. 10, texte OCR, coquilles corrigées sur l’image de la page.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« L’aube parut ; les Allemands virent ce qu’ils avaient devant eux et vinrent en nombre, cette fois. Le dernier épisode de notre résistance fut la mort de notre capitaine ; j’en sus les détails, quelques jours plus tard à l’hôpital de Metz, par un soldat resté jusqu’au dernier instant à ses côtés. Cochin se trouvait isolé avec deux hommes, quand il se vit cerné par des Allemands qui arrivaient de toutes parts. […] Cochin se baissa alors, ramassa l’arme abandonnée en disant : « On ne se rend pas ! » et fit feu sur un des nombreux Allemands qui se trouvaient à quelques mètres devant lui. Au même instant, il était tué raide par la riposte allemande, d’une balle dans la tête »
24.Maurice Barrès, La Lorraine dévastée, Paris, Alcan, 1919 (Internet Archive), p. 69, lettre de Robert d’Harcourt, texte OCR, coquille corrigée.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Il n’avait plus que deux ou trois hommes autour de lui ; il était debout, quand il a vu les Allemands à quelques mètres ; il a pris (plutôt que de se rendre) le fusil d’un homme. C’est au moment où il visait qu’il a été abattu. »
25.Journal des marches et opérations du 325e régiment d’infanterie, état des pertes du 13 au 16 février 1915 (Mémoire des hommes, vue 52), état nominatif des pertes, lu sur l’image de la page.
Archives · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Cochin Jacques Henri | Capitaine | Disparus : 1 »
Le régiment le porte disparu ; la division le compte parmi les tués.
26.Le capitaine Augustin Cochin, quelques lettres de guerre, Paris, Bloud et Gay, collection « Pages actuelles », relié dans Pages actuelles, 1914-1919 (Internet Archive), p. 15, lettre à Charles Charpentier, Paris, 19 février 1915.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Il avait poussé les Boches jusqu’au village, pendant que les deux bataillons de renfort restaient accrochés à 1.500 mètres en arrière, et on n’a retrouvé son corps que trois jours après, quand on a repris ce village. »
27.Maurice Barrès, La Lorraine dévastée, Paris, Alcan, 1919 (Internet Archive), p. 70, texte OCR, coquille et coupure de mot corrigées.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Les Allemands en furent chassés le mercredi suivant, à quatre heures du soir. On retrouva le noble jeune homme à 100 mètres en avant du premier des siens, le bras levé comme pour leur montrer la route, la tempe percée d’une balle. »
28.Journal des marches et opérations de la 59e division d’infanterie, 17 et 18 février 1915 : la reprise du Xon et les pertes des six journées (Mémoire des hommes, vue 78), 18 février 1915, lu sur l’image de la page.
Archives · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Le 18, attaque à 15h de toute la position ennemie […] Norroy puis le Xon sont successivement enlevés — à 17h l’ennemi a complètement évacué ses positions »
29.Journal des marches et opérations de la 59e division d’infanterie, 17 et 18 février 1915 : la reprise du Xon et les pertes des six journées (Mémoire des hommes, vue 78), lu sur l’image de la page.
Archives · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Les six journées de cette affaire de Xon-Norroy nous coûtèrent une perte de 1248 hommes ainsi répartie : tués : 5 officiers : dont Cne Cochin du 325e »
30.Abbé Ch. Rolin, La Défense du Couronné de la Seille : Nomeny, Sainte-Geneviève, le Xon, 1914-1915, Paris, Berger-Levrault, 1934, chapitre VIII, « L’affaire du Xon (13-18 février 1915) » (Gallica, accès restreint : texte lu par la recherche dans le document), p. 163-164 (vues 163-164), texte OCR.
Livre ou article · lu par extraits de recherche, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« Le Signal du Xon (363 mètres d’altitude) […] à 20 kilomètres en amont de Metz et à 5 kilomètres en aval de Pont-à-Mousson »
31.Les Armées françaises dans la Grande Guerre, tome II, Paris, Imprimerie nationale, chapitre XIV, p. 635-636 : l’affaire du signal de Xon (Gallica), p. 635 (vue 655), avec la note 4, texte OCR.
Publication officielle · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« Le lendemain 13 février vers 16 heures, après un violent bombardement, les Allemands attaquèrent sur l’extrême-gauche du 2e groupe de divisions et s’emparèrent de l’ouvrage établi sur le signal de Xon et du hameau de Norroy. […] Il existe un village de Norroy sur la rive gauche de la Meuse, à hauteur du signal de Xon, et un hameau de Norroy à 1 kilomètre au nord-est du signal »
La note écrit « la Meuse » pour la Moselle, au bord de laquelle se trouve le village de Norroy-lès-Pont-à-Mousson.
32.Abbé Ch. Rolin, La Défense du Couronné de la Seille : Nomeny, Sainte-Geneviève, le Xon, 1914-1915, Paris, Berger-Levrault, 1934, chapitre VIII, « L’affaire du Xon (13-18 février 1915) » (Gallica, accès restreint : texte lu par la recherche dans le document), p. 167 (vue 167), texte OCR.
Livre ou article · lu par extraits de recherche, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« deux colonnes ennemies, débouchant l’une du bois de Fréhaut, l’autre de la ferme Voivrotte, se portent en ordre serré à l’attaque du Xon et de Norroy […] Total de l’opération : 151 hommes et sapeurs, plus le capitaine Dégletagne et le lieutenant du génie, prisonniers »
33.Le Temps, 16 février 1915, p. 4 : les communiqués du 15 février et le communiqué allemand du 14 (Gallica), p. 4, texte OCR.
Presse · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« Voici le texte du communiqué du grand quartier général allemand, en date du 14 février « Sur le théâtre occidental de la guerre, au nord-est de Pont-à-Mousson, nous avons enlevé aux Français le [village] de Norroy et la hauteur de 365 »
L’OCR omet un mot, rétabli d’après le texte allemand du communiqué : « das Dorf Norroy ».
34.Onlineprojekt Gefallenendenkmäler, « Verlustliste: Landwehr-Infanterie-Regiment Nr. 30 », d’après Johann Rickert (éd.), Landwehr-Infanterie-Regiment Nr. 30 im Weltkrieg 1914-1918, Borken, Rehms, 1939, liste des morts, compte fait par la recherche des décès datés du 13 au 18 février 1915.
Site spécialisé · lu dans une transcription, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« Oberleutnant der Landwehr | HEIDE | Hermann von der | 16.02.1915, Norroy | Offiziere | Komp.-Führer III. Bataillon, 9. Komp., Durch Artilleriefeuer gefallen »
La liste compte 59 morts datés du 13 au 18 février 1915 : 24 à Norroy, 23 sur la cote 363, les autres à Bouxières, dans les hôpitaux de Metz ou en captivité.
35.Les Armées françaises dans la Grande Guerre, tome II, Paris, Imprimerie nationale, chapitre XIV, p. 635-636 : l’affaire du signal de Xon (Gallica), p. 635 (vue 655), texte OCR.
Publication officielle · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« Le général Dubail donna au général Joppé l’ordre de reprendre le signal de Xon, ajoutant qu’il trouvait extraordinaire que deux compagnies établies sur une position fortifiée n’aient pu arrêter un bataillon ennemi »
36.Les Armées françaises dans la Grande Guerre, tome II, Paris, Imprimerie nationale, chapitre XIV, p. 635-636 : l’affaire du signal de Xon (Gallica), p. 636 (vue 656), texte OCR.
Publication officielle · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« Le 17 février, le général Joppé donna l’ordre à la 59e division de reprendre la position Xon, Norroy. Cette division fut renforcée […] par une brigade d’infanterie, une brigade de cavalerie, un groupe cycliste et un groupe d’artillerie. […] Le 18, l’attaque eut lieu à 15 heures. Norroy, puis Xon furent successivement enlevés. »
37.Le Temps, 20 février 1915, p. 1 : le communiqué officiel du 18 février et le communiqué allemand (Gallica), p. 1, « Communiqué officiel du 18 février, onze heures soir » et « Le communiqué allemand », lu sur l’image de la page.
Presse · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« En Lorraine, dans la région de Xon, nous avons prononcé une attaque qui nous a permis d’enlever le village de Norroy et d’occuper l’ensemble de la position. Il est faux que les Allemands aient, comme l’annonce leur communiqué, évacué Norroy. Ils en ont été chassés. […] La hauteur 365, prise par nous le 13 février, et la localité de Norroy, au nord-est de Pont-à-Mousson, ont été de nouveau évacuées par nous, après la destruction complète des ouvrages français de fortifications. »
38.Abbé Ch. Rolin, La Défense du Couronné de la Seille : Nomeny, Sainte-Geneviève, le Xon, 1914-1915, Paris, Berger-Levrault, 1934, chapitre VIII, « L’affaire du Xon (13-18 février 1915) » (Gallica, accès restreint : texte lu par la recherche dans le document), p. 186 (vue 186), note, texte OCR.
Livre ou article · lu par extraits de recherche, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« Les pertes se répartissent ainsi d’après la 59e D. R. : 5 officiers et 175 hommes tués […] 11 officiers et 647 hommes blessés […] 4 officiers et 408 prisonniers ou disparus »
39.Maurice Barrès, La Lorraine dévastée, Paris, Alcan, 1919 (Internet Archive), p. 74, récit de Denys Cochin, son père ; texte OCR, coquille et coupures de mots corrigées, guillemets de début de ligne omis.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Au reste vous connaissez ce qui a été mis à l’ordre du jour de l’armée ? « Ayant pénétré avec sa compagnie dans un ouvrage occupé par l’ennemi, y a progressé pied à pied pendant une journée, et séparé de sa troupe au cours de la lutte, s’est fait tuer héroïquement. » »
40.Tableau d’honneur, morts pour la France : guerre de 1914-1918, La Fare, 1921, notice de Jacques Cochin (Gallica), p. 230 (vue 235), lu sur l’image de la page.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Citation : Ayant pénétré, avec sa compagnie, dans un ouvrage occupé par l’ennemi, y a progressé pied à pied pendant une journée, et séparé de sa troupe au cours de la lutte, a succombé en luttant héroïquement. »
41.Le Gaulois, 21 février 1915, p. 2 : la mort du capitaine Jacques Cochin (Gallica), p. 2, texte OCR.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Notre éminent collaborateur et ami M. Denys Cochin est parti hier pour Pont-à-Mousson, où vont être célébrées aujourd’hui les obsèques de son fils. »
42.Journal de la Meurthe, 27 février 1915, p. 2 : « Obsèques du capitaine Cochin » (Gallica), p. 2, « Obsèques du capitaine Cochin », texte OCR, coquilles corrigées.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Dimanche matin, à Pont-à-Mousson, ont eu lieu les obsèques du capitaine Jacques Cochin, du lieutenant Bourellier et de six sous-officiers qui ont trouvé une mort glorieuse au cours des combats du Xon. »
43.L’Est républicain, 27 février 1915, p. 2 : les obsèques du capitaine Jacques Cochin à Pont-à-Mousson (Gallica), p. 2, texte OCR, coquille corrigée.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Dimanche ont eu lieu les obsèques du capitaine Jacques Cochin, du lieutenant Bourellier et de six sous-officiers, qui ont trouvé une mort glorieuse au cours des combats du Xon. Une nombreuse affluence suivait les prolonges d’artillerie transportant les cercueils. »
44.Maurice Barrès, La Lorraine dévastée, Paris, Alcan, 1919 (Internet Archive), p. 73, récit de Denys Cochin, son père ; texte OCR, coupure de mot rétablie.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« ce que m’a raconté de son fils, mon confrère et ami Denys Cochin, le cœur plein de fierté et débordant de chagrin : « De ma vie, m’a-t-il dit, je n’ai rien vu de plus noble et de plus beau que l’enterrement de mon enfant. « La chapelle du couvent des Prémontrés, grande et claire, a un peu l’aspect de celle de Versailles en plus simple. Huit cercueils y étaient posés. Au milieu, celui du capitaine »
45.Maurice Barrès, La Lorraine dévastée, Paris, Alcan, 1919 (Internet Archive), p. 73-74, récit de Denys Cochin, son père ; texte OCR, coquilles et coupure de mot corrigées.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« On place le cercueil sur une prolonge d’artillerie ; les têtes sont découvertes, les yeux humides. Toute la 21e suit son chef. »
46.Maurice Barrès, La Lorraine dévastée, Paris, Alcan, 1919 (Internet Archive), p. 74, récit de Denys Cochin, son père ; texte OCR, coupure de mot rétablie.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Les soldats ont déposé son cercueil dans un caveau où je pourrai le reprendre. Il dormira jusqu’à la fin de la guerre au bruit du canon. »
47.Le Gaulois, 1er mars 1915, p. 2 : nécrologie (Gallica), p. 2, « Nécrologie », texte OCR, coquilles corrigées.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Une messe a été célébrée hier, à l’hôpital Cochin, pour le repos de l’âme du capitaine Jacques Cochin, tombé au champ d’honneur, à Norroy. »
48.Le Gaulois, 28 mars 1922, p. 2 : les obsèques de M. Denys Cochin (Gallica), p. 2, texte OCR.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« L’inhumation a eu lieu dans la chapelle de l’hôpital Cochin, où sont inhumés déjà plusieurs membres de la famille Cochin »
Il s’agit de l’inhumation de son père, Denys Cochin, en mars 1922.
49.Wikipédia, « Denys Cochin ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« Inhumé par la suite dans l’enceinte de l’hôpital Cochin à Paris »
Sans note ni source.
50.Par monts et par forts, « Norroy, Xon, Heminville ».
Site spécialisé · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Il repose à l’Hôpital Cochin, dans le caveau familial. »
Sans source.
51.L’Est républicain, 10 octobre 1922, p. 4 : « Inauguration d’un monument sur le Xon » (Gallica), p. 4, texte OCR.
Presse · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« Le dimanche 15 octobre aura lieu la cérémonie d’inauguration d’un calvaire édifié au sommet du Xon, à la mémoire du capitaine Jacques Cochin, de ses 60 compagnons d’armes tombés à ses côtés les 13 et 14 février 1915, et des 1.000 soldats français tués sur cette position »
52.L’Est républicain, 16 octobre 1922, p. 2 : « L’inauguration du calvaire de Xon » (Gallica), p. 2, texte OCR, coquilles corrigées.
Presse · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« L’inauguration du calvaire de Xon. Pont-à-Mousson, 15 octobre. […] Au chanoine Thouvenin, succèdent le sous-lieutenant d’Argent, officier de la Légion d’honneur, et le sergent d’Harcourt, chef de section à la compagnie du capitaine Cochin »
Le compte rendu date la mort du capitaine du 13 février, l’annonce du 10 octobre des 13 et 14 février.
53.Par monts et par forts, « Norroy, Xon, Heminville ».
Site spécialisé · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Une croix à la mémoire du capitaine Jacques Cochin et de ses hommes a été érigée sur le Xon le 15/10/1922. Détruite en septembre 1944, elle a été relevée le 22 septembre 1963. »
54.Visorando, « Xon et Froidmont, lieux de batailles mémorables (1914) », fiche de randonnée.
Site spécialisé · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« La croix du signal du Xon elle a été inaugurée en octobre 1922 et une plaque commémorative en hommage au Capitaine Cochin du 232éme régiment d’infanterie, a quant à elle, été inaugurée le 14 février 2015. »
La fiche le place au 232e d’infanterie ; il commandait une compagnie du 325e.
55.Souvenir d’un membre de la famille Cochin, présent à la cérémonie du centenaire sur le Xon, rapporté à l’auteur du site le 5 octobre 2026.
Document de famille · lu en entier, 5 octobre 2026
« For some reason his sword was famous, it was used in the battle. I was there for a ceremony and the sword was displayed. It was for the 100th years I think. »
Souvenir de famille : aucun document publié ne mentionne ce sabre. Les récits de 1915 le montrent, à la fin, tirant avec un fusil ramassé.
56.Bibliothèque nationale de France, catalogue général, notice de « Lettres et derniers souvenirs de Jacques Cochin ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Lettres et derniers souvenirs de Jacques Cochin,... [Texte imprimé] Publication : S. l. n. d. - In-16, 47 p. […] Note(s) : Vers 1915 d’après le texte »
57.Geneanet, base collaborative Pierfit, tableau d’ascendance de Denys Cochin (1913-2003) sur douze générations, n° 3.
Arbre de membres · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« 3|Marthe FIRMIN-DIDOT|1889||1973|||| »