
Né à Paris le 1er septembre 1851[1], il s’engage à dix-neuf ans dans la guerre de 1870, puis étudie la chimie, notamment dans le laboratoire de Pasteur[2, 3]. Conseiller municipal en 1881, député de Paris de 1893 à 1919[4, 5], il symbolise le ralliement des catholiques à l’Union sacrée : ministre d’État dans le cabinet Briand, du 29 octobre 1915 au 12 décembre 1916, puis sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères, chargé du blocus[6, 7]. Élu à l’Académie française le 16 février 1911[8], il meurt le 24 mars 1922[9].
Son acte de naissance, dressé le 3 septembre à la mairie de l’ancien 10e arrondissement, le dit né l’avant-veille à trois heures et demie de l’après-midi, au 23, rue Saint-Guillaume, et le nomme Pierre-Marie-Augustin-Denis ; son grand-père maternel, Denis Benoist d’Azy, vice-président de l’Assemblée nationale, en est le témoin[10]. Gabriel Hanotaux, en le recevant à l’Académie française, rappellera qu’il est né rue Saint-Guillaume[11]. Élève du collège Stanislas et du lycée Louis-le-Grand[12], il s’engage en 1870 comme maréchal des logis au 8e cuirassiers et devient porte-fanion du général Bourbaki[2]. Après la guerre, il passe un an à Londres comme attaché d’ambassade auprès du duc de Broglie ; rentré en France en 1872, il étudie la chimie, notamment dans le laboratoire de Pasteur, et se passionne pour la philosophie[3]. Selon Wikipédia, le chimiste participe pendant la Grande Guerre au développement de nouveaux explosifs et d’armes chimiques[13].
Le matin de sa réception à l’Académie française, le 29 février 1912, Le Gaulois publie en première page le souvenir de son « plus ancien ami », le marquis de Ségur, de l’Académie française : leurs parents étaient liés, et les deux enfants jouaient au château de La Roche, près de Corbeil, où Augustin Cochin leur lisait le soir des comédies de Molière[14]. Au collège Stanislas, « vétéran » de rhétorique, il ne quitte pas la tribune d’une petite conférence où l’on refait chaque semaine la Constitution, et les deux amis distribuent journaux et bulletins de vote quand son père affronte Ferry dans le 7e arrondissement[15]. En 1870, Ségur le dit engagé dans un régiment de lanciers, quand l’Académie le dit maréchal des logis au 8e cuirassiers ; envoyé dans le Nord, puis dans l’Est, il est attaché par Bourbaki à sa personne comme porte-fanion, et Ségur annonce qu’on verra briller sur sa poitrine, sous la coupole, la médaille d’argent « au bout d’un petit ruban jaune » du porte-fanion de 1870[2, 16]. Quand le général, dont l’armée a été oubliée par l’armistice, se tire une balle dans la tête, il accourt le premier de la chambre voisine ; la balle n’a fait que labourer le front, et Bourbaki lui dit en rouvrant les yeux : « vous ne saviez pas, mon ami, à quel point j’avais la tête dure ! »[17]. Avec la permission du général en chef, il tente de regagner la France par la Suisse avec un gendarme alsacien ; à Genève, il se dit professeur de mathématiques, mais les bottes du gendarme, gardées dans sa valise, les trahissent, et tous deux restent internés jusqu’à la paix ; libéré, il dépense ses cinq derniers francs pour une rose, à une vente de charité au profit des blessés français[18]. Ségur rappelle enfin que Pasteur l’eut pour élève, préparateur et collaborateur, que les électeurs de Seine-et-Oise l’écartèrent d’abord, et qu’au conseil municipal il fut longtemps presque seul de son bord, « Daniel dans la fosse aux lions » ; dans sa collection de peinture moderne, il voit « comme une revanche de ses opinions politiques »[19].
Conseiller municipal du 7e arrondissement en 1881 et député de la capitale en 1893, il siège à droite, dans la mouvance de l’orléanisme[4]. Il est l’un des principaux porte-parole du parti catholique à la Chambre, et défend les libertés scolaires et les congrégations religieuses contre les gouvernements Waldeck-Rousseau et Combes[20]. Il quitte le cabinet Ribot en 1917, en constatant la rupture de l’Union sacrée[21], puis renonce en 1919 à son siège de député, refusant d’admettre la laïcité de l’État que défendent ses colistiers de l’Union nationale[5].
Ministre d’État, il arrive à Athènes le 17 novembre 1915, à onze heures du soir[22]. Selon L’Ouest-Éclair, la foule a envahi la gare dès neuf heures ; les survivants de la légion des volontaires hellènes qui ont combattu en France, la Ligue franco-hellénique, le maire et la municipalité l’attendent aux cris répétés de « Vive la France ! » et de « Vive Cochin ! » ; Politis, directeur général du ministère des Affaires étrangères, le salue le premier, la ville est illuminée, et le roi doit le recevoir le lendemain[22]. Le journal ajoute que ces acclamations ne masquent pas la gravité de la situation, et qu’il faudra appuyer les paroles du ministre au roi Constantin « par une démonstration énergique »[23].
Élu à l’Académie française le 16 février 1911, par dix-huit voix, au fauteuil d’Albert Vandal, il y est reçu par Gabriel Hanotaux le 29 février 1912[8]. L’Académie avait couronné deux de ses livres : L’Évolution et la vie, du prix Montyon en 1887, et Le Monde extérieur, du prix Marcelin-Guérin en 1896[24].
Amateur d’art, il achète chez Durand-Ruel des tableaux impressionnistes, notamment de Monet et de Cézanne, dont il possède trente et une toiles[25] ; le catalogue raisonné de Cézanne en ligne lui attribue, à lui seul, trente et une peintures de ce peintre, presque toutes achetées chez Vollard entre 1899 et 1912[26] ; sa collection compte aussi des Corot, Courbet, David, Degas, Delacroix, Goya, Manet ou Puvis de Chavannes[27]. Le marchand Ambroise Vollard voit en lui « le type du véritable amateur », qui achète pour son plaisir[28], et cite ce qui est passé chez lui : Corinne chez les peuples pasteurs de Delacroix, la Serveuse de bocks et l’Exécution de Maximilien de Manet, la Vue de Rome et l’Église de Vézelay de Corot, les Joueurs de cartes de Cézanne[29]. En 1895, il commande à Maurice Denis, pour son bureau, une décoration tirée de la légende du Beau Pécopin et de celle de saint Hubert, dont les sept panneaux sont au musée Maurice-Denis ; le sujet dit sa passion de la vénerie, qu’il pratique en forêt de Fontainebleau depuis sa propriété de Beauvoir[30].
Vollard, qui l’accompagne à Évian pendant la guerre dans le wagon officiel du ministre d’État, en payant sa place, le peint ministre sans ministère : ses collègues se méfient de lui, lisent son courrier et redoutent « quelque indiscrétion auprès du Vatican », mais le gardent parce qu’il représente une force et a « l’habitude du monde »[31, 32]. Le marchand repart donc pour Paris en « courrier extraordinaire de M. le ministre d’État Denys Cochin », une lettre pour son chef de cabinet dans sa valise[33]. Cochin lui confie n’avoir jamais rien obtenu pour personne, pas même les palmes académiques d’un horloger de ses électeurs, sauf une étude de notaire pour un clerc refusé pour avoir présidé la Jeunesse catholique de son département[34]. Un banquier qui achète la propriété voisine de la sienne pour l’approcher n’en tire qu’une carte de visite ; avec quelques Cézanne, note Vollard, c’est Cochin qui aurait fait les premiers pas[35].
La guerre le frappe durement : six de ses fils, neveux et gendres meurent, dont ses fils Augustin et Jacques et son gendre Armand de Ghaisne de Bourmont[36]. Éprouvé par ces deuils et affaibli par la maladie, il se résout de son vivant à vendre sa collection, écrit Vollard[37] ; la vente a lieu à la galerie Georges Petit le 26 mars 1919[38]. Ses obsèques sont célébrées le 27 mars 1922 à Saint-François-Xavier, sous des écussons à ses armes portant la devise Requiescite vigilo ; son fils, le capitaine de frégate Cochin, et ses petits-fils Augustin et Denys conduisent le deuil[39, 40]. Il est inhumé dans la chapelle de l’hôpital Cochin, où reposent déjà plusieurs membres de la famille[41]. Wikipédia et un site sur les cimetières le placent au cimetière du Montparnasse[42, 43] ; un lecteur de ce site a relevé que son nom ne figure ni sur les plaques de la chapelle ni dans les registres du cimetière[44].
Par sa femme sont entrés dans la famille quatre pleurants du tombeau de Jean de France, duc de Berry, que Pierre-Henri Péan de Saint-Gilles avait reçus en 1807[45]. Deux, en albâtre, sculptés vers 1450-1453 par Étienne Bobillet et Paul Mosselmann, sont vendus chez Christie’s à Paris le 8 novembre 2013 pour 4 017 500 euros[46, 47]. Les deux autres, en marbre, de Jean de Cambrai, issus de la première commande du tombeau, en 1403, sont préemptés par l’État à leur vente chez Christie’s le 15 juin 2016, adjugés 5 025 500 euros, après le refus d’un certificat d’exportation, et exposés au Louvre[48, 49, 50].
En novembre 1885, conseiller municipal, il explique dans Le Gaulois son silence lors de la laïcisation de l’hôpital Cochin : le directeur des hospices, Peyron, « outrepassait ses droits, violait les miens », et les héritiers de l’abbé Cochin, sa mère Adeline Benoist d’Azy en tête, font sommer le préfet de la Seine de respecter les charges de la fondation[51].
Sa belle-mère, Mme Péan de Saint-Gilles, née Pauline-Henriette Thion de La Chaume, meurt le 31 mars 1914 à soixante-dix-sept ans ; il conduit son deuil à Saint-François-Xavier avec ses fils Augustin, Jean et Jacques, ses gendres et ses petits-fils Augustin et François[52].
Œuvres
- 1883La Compagnie du gaz et la ville de Paris
- 1885Quatre années au Conseil municipal
- 1886L’Évolution et la vie
- 1895Le Monde extérieur
- 1899Contre les barbares
- 1900L’Esprit nouveau
- 1906Ententes et ruptures
- 1913Descartes
- 1918Louis-Philippe
- 1923Le Blocus ; L’Union sacrée ; La Guerre
- 1924Entre alliés
- 1926Les Organisations du blocus en France pendant la guerre
- Titre
- Baron du 16 avril 1886 au 24 mars 1922[9, 53, 54, 55, 56, 57]. Quatrième baron : fils aîné d’Augustin Cochin, mort en 1872, il hérite le titre de son oncle Denys-Guillaume, mort sans postérité en 1886[53, 57, 58, 59]. Le Figaro le nomme « le baron Denys Cochin » en 1911, et Wikipédia légende une photographie « Le baron et la baronne Denys Cochin »[54, 55]. L’arbre Pierfit accole à son titre la date de 1897[56].
- Décorations
- Fils ou fille de
- Augustin Cochin (1823 – 1872)
- Mariage
- Hélène Péan de Saint-Gilles (1857-1946), le 20 mars 1876 à Paris, dont six enfants[61]. Elle descend d’une Marie-Claude Cochin, femme de Jean Levé, que l’arbre Pierfit fait fille de l’échevin[62, 63] ; les dates l’excluent, l’échevin s’étant marié en 1720 et la fille de Marie-Claude en 1749[64, 65]
Sources (65)
1.Académie française, « Denys Cochin », notice des Immortels, fauteuil 11, biographie.
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Né à Paris, le 1er septembre 1851. »
2.Académie française, « Denys Cochin », notice des Immortels, fauteuil 11, biographie.
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Quand éclata la guerre de 1870, il s’engagea, à l’âge de 19 ans, comme maréchal des logis au 8e cuirassier, puis devint porte-fanion du général Bourbaki. »
3.Académie française, « Denys Cochin », notice des Immortels, fauteuil 11, biographie.
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Après la guerre, il se rendit à Londres où il travailla pendant un an comme attaché d’ambassade auprès du duc de Broglie. De retour en France, en 1872, il entreprit des études de chimie, dans le laboratoire de Pasteur notamment, et se passionna pour la philosophie. »
4.Académie française, « Denys Cochin », notice des Immortels, fauteuil 11, biographie.
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Denys Cochin allait à son tour être élu conseiller municipal du VIIe arrondissement en 1881, puis député de la capitale en 1893. Se situant dans la mouvance de l’orléanisme et siégeant à la droite de la Chambre, il occupa pendant la Première Guerre mondiale, des postes ministériels. »
5.Académie française, « Denys Cochin », notice des Immortels, fauteuil 11, biographie.
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Réputé pour son intransigeance sur les questions scolaire et religieuse, Denys Cochin devait démissionner du cabinet Ribot en 1917, et renoncer en 1919 à son siège de député, refusant d’admettre la laïcité de l’État que défendaient ses colistiers de l’Union nationale. »
6.Académie française, « Denys Cochin », notice des Immortels, fauteuil 11, biographie.
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Symbolisant le ralliement des catholiques à l’« Union sacrée », il fut ministre d’État dans le cabinet Briand, puis sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères, chargé de la question du blocus allemand, dans le cabinet Ribot. »
7.Wikipédia, « Denys Cochin », infobox.
Ouvrage de référence · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« Sous-secrétaire d’État à la Présidence du Conseil et aux Affaires étrangères, chargé du Blocus 14 décembre 1916 – 2 août 1917 (7 mois et 19 jours) Gouvernement Briand VI Ribot V […] Ministre d’État 29 octobre 1915 – 12 décembre 1916 (1 an, 1 mois et 13 jours) Gouvernement Briand V »
8.Académie française, « Denys Cochin », notice des Immortels, fauteuil 11, biographie.
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Il fut élu à l’Académie française le 16 février 1911, par 18 voix au fauteuil d’Albert Vandal. C’est Gabriel Hanotaux qui le reçut, le 29 février 1912. »
9.Académie française, « Denys Cochin », notice des Immortels, fauteuil 11, biographie.
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Mort le 24 mars 1922. »
10.Archives de Paris, état civil reconstitué, 5Mi1 721, actes de naissance du 1er septembre 1851, vue 2 : extrait du registre des actes de naissance de l’ancien dixième arrondissement, acte de naissance de Pierre-Marie-Augustin-Denis Cochin, 3 septembre 1851, manuscrit transcrit depuis l’image, abréviations développées ; prénoms intermédiaires du témoin omis.
Archives · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Acte de naissance du trois septembre mil huit cent cinquante un, à midi et demi. Ce jourd’hui nous a été présenté Pierre Marie Augustin Denis, du sexe masculin, né le jour d’avant hier à trois heures et demie de relevée, rue St Guillaume 23, fils de M. Pierre Suzanne Augustin Cochin, âgé de vingt sept ans, propriétaire, adjoint au maire du dixième arrondissement de Paris, et de Dame Adeline Alexandrine Marie Benoist d’Azy, âgée de vingt un ans, son épouse, demeurant tous deux rue et n° susdits. […] en présence de M. Denis […] Benoist d’Azy, âgé de cinquante cinq ans, vice président de l’assemblée nationale, chevalier de la légion d’honneur, demeurant rue Pigale 12, aïeul maternel de l’enfant »
11.Académie française, Gabriel Hanotaux, « Réponse au discours de réception de Denys Cochin », 29 février 1912, réponse au discours de réception.
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Vous êtes né à Paris, rue Saint-Guillaume ; vous êtes, autant qu’on peut l’être, un Parisien : « Le clocher de mon village, disiez-vous, ce sont les tours de Notre-Dame. » Un Cochin, votre aïeul, était échevin de la ville sous saint Louis ; Charles Cochin fut membre de la municipalité sous François II, en 1560 »
12.Wikipédia, « Denys Cochin », section « Biographie ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« Denys Marie Pierre Augustin Cochin fit ses études au collège Stanislas et au lycée Louis-le-Grand »
13.Wikipédia, « Denys Cochin », section « Biographie ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« Chimiste éminent, il participera, pendant la Première Guerre mondiale, au développement de nouveaux explosifs et d’armes chimiques. »
14.Le Gaulois, 29 février 1912, p. 1, marquis de Ségur, de l’Académie française, « À propos d’une réception », p. 1, « À propos d’une réception », texte OCR.
Presse · lu en entier, 9 octobre 2026 · consulter ↗
« Entre Denys Cochin et moi, l’amitié, en effet, est chose héréditaire. Nos parents, avant nous, étaient étroitement liés, et nous avons été présentés l’un à l’autre quand nous étions, ou peu s’en faut, aux bras de nos nourrices. […] Je nous revois, enfants tous deux, au château de La Roche, à peu de distance de Corbeil, jouant et courant dans le beau parc dont les allées en pente descendaient vers la Seine, et le soir, sous la lampe, réunis en famille autour de la grande table, écoutant de toutes nos oreilles la lecture à haute voix de quelque auteur classique. C’était le plus souvent une comédie de Molière ; le lecteur n’était autre que M. Augustin Cochin, le père de mon ami, un lecteur merveilleux. […] Marquis de Ségur, de l’Académie française. »
Le titre de l’article est restitué d’après le texte OCR, qui le lit « il propos d’une Héeeption ».
15.Le Gaulois, 29 février 1912, p. 1, marquis de Ségur, de l’Académie française, « À propos d’une réception », p. 1, « À propos d’une réception », texte OCR.
Presse · lu en entier, 9 octobre 2026 · consulter ↗
« Je nous revois encore, quelques années plus tard, élèves de rhétorique, moi nouveau et lui « vétéran » au collège Stanislas, et, comme toute la génération de ces derniers temps de l’Empire, passionnés pour la politique. […] Avec quelques amis, nous avions, comme c’était la mode, institué une petite « parlotte », une Convention en miniature, la conférence Péreyve […], où nous agitions chaque semaine, entre huit et dix heures du soir, les plus graves et brûlants problèmes […]. Cochin était infatigable ; il ne quittait pas la tribune ; il était déjà éloquent, il était déjà libéral, il était déjà populaire. […] Lors de la lutte électorale, lutte mémorable et acharnée, qui mit aux prises, dans le septième arrondissement de Paris, Ferry et Augustin Cochin, nous nous lançâmes dans la mêlée d’un cœur tout bouillant d’héroïsme, ne manquant pas une réunion publique, distribuant des journaux, des circulaires et des bulletins de vote. »
Le nom de la conférence est donné tel que le texte OCR le lit, deux fois.
16.Le Gaulois, 29 février 1912, p. 1, marquis de Ségur, de l’Académie française, « À propos d’une réception », p. 1, « À propos d’une réception », texte OCR.
Presse · lu en entier, 9 octobre 2026 · consulter ↗
« Je venais d’avoir dix-sept ans ; Cochin était de deux ans plus âgé ; je restai, il partit et s’engagea dans un régiment de lanciers. Après une courte période d’instruction, il fut expédié dans le Nord, de là, un mois ou deux plus tard, dans l’Est, où commandait le fameux Bourbaki. Le rude général remarqua ce cavalier, d’une carrure athlétique, toujours prêt à marcher, toujours de belle humeur, tant au bivouac que sur le champ de bataille. Il l’attacha à sa personne, en qualité de porte-fanion. […] quand on verra, parmi les palmes vertes, briller sur sa poitrine la tache claire d’une médaille d’argent au bout d’un petit ruban jaune, l’assistance évoquera, derrière l’académicien d’aujourd’hui, le porte-fanion de l’an 1870. »
17.Le Gaulois, 29 février 1912, p. 1, marquis de Ségur, de l’Académie française, « À propos d’une réception », p. 1, « À propos d’une réception », texte OCR.
Presse · lu en entier, 9 octobre 2026 · consulter ↗
« Ceux qui ont conclu l’armistice ont oublié l’armée de Bourbaki dans la convention provisoire. L’armée allemande approche, l’entoure de tous côtés ; il va falloir se rendre sans combattre. C’est à quoi Bourbaki ne se résoudra pas. Affolé par le désespoir, il prend son revolver, appuie le canon sur sa tempe, presse la détente, roule ensanglanté sur le sol. Cochin, de la chambre voisine, a entendu le coup et le bruit de la chute ; il accourt le premier, vérifie la blessure. La balle, par un bonheur inouï, n’a fait que labourer le front, sans briser l’os et sans trouer le crâne, et la blessure n’est pas mortelle. Le général rouvre les yeux, voit Cochin au pied de son lit : « Eh bien ! lui dit-il en souriant, vous ne saviez pas, mon ami, à quel point j’avais la tête dure ! » »
18.Le Gaulois, 29 février 1912, p. 1, marquis de Ségur, de l’Académie française, « À propos d’une réception », p. 1, « À propos d’une réception », texte OCR.
Presse · lu en entier, 9 octobre 2026 · consulter ↗
« C’est le parti que prend Cochin, après avoir eu permission du général en chef. […] En compagnie d’un gendarme alsacien, qu’anime une pareille espérance, Cochin tente l’aventure. Tout va bien dans le commencement ; mais, en arrivant à Genève, il s’agit de subir un interrogatoire en règle. « Quel est votre métier ? » demande-t-on à Cochin. « Professeur de mathématiques. » […] « Épicier », répond l’Alsacien […]. Le gendarme, en effet, en dépouillant son uniforme, n’avait pas eu le cœur d’abandonner ses bottes. […] Le professeur et l’épicier furent arrêtés, internés à Genève. Ils y demeurèrent prisonniers jusqu’à la paix conclue. […] il lui restait cinq francs en poche […]. Il passa devant une maison ornée de drapeaux tricolores ; un écriteau annonçait sur la porte : grande vente de charité au profit des blessés français. Il entra ; une jeune fille alla vers lui, offrant des fleurs : « Combien cette rose ? — Cinq francs, monsieur. » Il tira l’écu de sa poche, mit la rose à sa boutonnière, et s’en alla gaillard, allégé de toute sa fortune. »
19.Le Gaulois, 29 février 1912, p. 1, marquis de Ségur, de l’Académie française, « À propos d’une réception », p. 1, « À propos d’une réception », texte OCR.
Presse · lu en entier, 9 octobre 2026 · consulter ↗
« Il a étudié la chimie et la biologie ; Pasteur l’eut pour élève, puis pour préparateur, enfin pour collaborateur et pour compagnon de recherches. […] Il a dans ses salons une collection célèbre, où, parmi maintes toiles excellentes et accessibles aux profanes, les initiés admirent avec ferveur certaines œuvres dont la beauté est remplie de mystère, des portraits inquiétants, de troublants paysages. Car les tendances esthétiques de Cochin semblent comme une revanche de ses opinions politiques. Traditionniste au Parlement, il est, dans le domaine de l’art, sectateur déclaré de la révolution. […] A ses premiers appels, les électeurs de Seine-et-Oise ont fait la sourde oreille. […] Le quartier Saint-Germain fit de lui, pendant treize années, son conseiller municipal. Dans l’assemblée des édiles de Paris, il fut longtemps presque seul de son bord, isolé dans la foule hurlante des révolutionnaires, des sectaires à tous crins, « Daniel dans la fosse aux lions », comme il disait lui-même. »
Plus loin, le même article parle de « douze années de ce stage » au conseil municipal.
20.Wikipédia, « Denys Cochin », section « Biographie ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« Il fut l’un des principaux porte-paroles du parti catholique à la Chambre : après avoir amené - par une interpellation - le ministre Spuller à se déclarer favorable à un « esprit nouveau » à l’égard des catholiques, il défendit les libertés scolaires et les congrégations religieuses contre les attaques des gouvernements Waldeck-Rousseau et Combes. »
21.Wikipédia, « Denys Cochin », section « Biographie ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« puis sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères, chargé de la question du blocus allemand, dans le cabinet Ribot (20 mars - août 1917) dont il démissionna en constatant la rupture de l’« Union sacrée ». »
22.L’Ouest-Éclair (Rennes), 18 novembre 1915, p. 1, « Athènes acclame M. Denys-Cochin », p. 1, texte OCR revu sur l’image de la page.
Presse · lu en entier, 9 octobre 2026 · consulter ↗
« Athènes, 17 novembre. — Des éditions spéciales des journaux du soir ayant annoncé que M. Denys Cochin arriverait à 11 heures du soir à Athènes, la foule commença à envahir la gare et ses environs, à partir de 9 heures. Les sociétés populaires avaient envoyé de nombreux représentants. Parmi les premières arrivées, on remarquait la délégation des « Survivants de la légion des volontaires hellènes » ayant combattu en France. […] Tous les membres de la Ligue franco-hellénique étaient présents. […] Le maire d’Athènes, avec tous les membres de la municipalité, est arrivé, suivi de plusieurs centaines de personnes poussant les cris répétés de : « Vive la France ! Vive Cochin ! » M. Politis, directeur général du ministère des affaires étrangères, et M. Jean Caradjas, chef de bureau au même ministère, ont salué les premiers M. Cochin, qui, visiblement ému, saluait la foule, qui continuait à acclamer la France. La ville avait illuminé en son honneur. […] M. Denys Cochin sera reçu demain par le roi. »
23.L’Ouest-Éclair (Rennes), 18 novembre 1915, p. 1, « Athènes acclame M. Denys-Cochin », p. 1, texte OCR revu sur l’image de la page.
Presse · lu en entier, 9 octobre 2026 · consulter ↗
« Nous sommes heureux de constater ces témoignages de sympathie. Mais les acclamations du peuple d’Athènes ne pourront nous masquer la gravité de la situation. Celle-ci ne se dénouera pas avec des sourires et des belles phrases. […] Si nous voulons aboutir à un résultat, il faut appuyer les paroles de notre ministre au roi Constantin par une démonstration énergique, n’admettant pas de réplique. »
24.Académie française, « Denys Cochin », notice des Immortels, fauteuil 11, prix de l’Académie.
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Prix de l’Académie 1896 Prix Marcelin Guérin Le monde extérieur 2 000 F 1887 Prix Montyon L’évolution et la vie 2 000 F »
25.Wikipédia, « Denys Cochin », section « Biographie ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« Amateur d’art, Denys Cochin achète chez Durand-Ruel des tableaux impressionnistes, notamment de Claude Monet et Paul Cézanne dont il posséda 31 toiles. »
26.The Paintings, Watercolors and Drawings of Paul Cezanne: An Online Catalogue Raisonné (Société Paul Cezanne ; Walter Feilchenfeldt, Jayne Warman, David Nash), « Collection: Baron Denys Cochin », trente et une notices, consultées sur inscription, Collection: Baron Denys Cochin, Paris, France — Past Collection (31).
Ouvrage de référence · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« La Tranchée avec la montagne Sainte-Victoire, c.1870 (54) ; La Seine au quai d’Austerlitz, d’après Guillaumin, 1876–78 (104) ; Groupe de maisons – Les Toits, 1876–77 (105) ; Rue du Fond-de-l’Hermitage, Pontoise, c.1877 (108) ; Le Bassin du Jas de Bouffan en hiver, c.1878 (112) ; Montagnes en Provence, c.1879 (124) ; Vue sur l’Estaque et le château d’If, 1883–85 (193) ; Les grands arbres au Jas de Bouffan, 1885–87 (213) ; Bassin et lavoir du Jas de Bouffan, 1885–86 (215) ; Environs de Gardanne, 1886–90 (230) ; L’Allée à Chantilly, 1888 (245) ; Sous-bois, c.1888 (256) ; Clairière, c.1895 (302) ; La Carrière de Bibémus, c.1895 (306) ; Sous-bois provençal, 1900–04 (330) ; Madame Cezanne en robe rayée, 1883–85 (466) ; Portrait de l’artiste, d’après une photographie, c.1885 (480) ; Madame Cezanne au chapeau vert, 1891–92 (484) ; Portrait de femme, c.1899 (533) ; Les Voleurs et l’âne, c.1870 (612) ; Le Ruisseau, 1872–75 (624) ; Les Joueurs de cartes, 1893–96 (684) ; Nature morte avec l’Amour en plâtre, c.1895 (692) ; Le Buffet, 1877–79 (746) ; Saladier avec fruits, 1878–79 (752) ; Nature morte à la commode, 1887–88 (807) ; Bouilloire et fruits, 1888–90 (815) ; Pichet de grès, 1893–94 (853) ; Nature morte, rideau à fleurs et fruits, 1904–06 (885) ; Six baigneuses ; Les Ondines, c.1887 (957) ; Groupe de sept baigneurs, c.1900 (973). Record last updated August 15, 2014. »
27.Christie’s Paris, vente 3560 « Le goût français », 8 novembre 2013, lot 47 : deux pleurants du tombeau de Jean de France, duc de Berry, notice du lot, notice du lot, en français.
Site spécialisé · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Parmi ses toiles figurent notamment des oeuvres signées Corot, Courbet, David, Degas, Delacroix, Goya, Manet ou encore Puvis de Chavannes... »
28.Ambroise Vollard, Souvenirs d’un marchand de tableaux, Paris, Albin Michel, chapitre VIII, « Amateurs et collectionneurs », p. 131 (Gallica, vue 157), p. 131, texte OCR.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« M. Denys Cochin était le type du véritable amateur qui n’escompte pas, en achetant un tableau, le bénéfice qu’il pourrait faire en le revendant. En un mot, il achetait pour son plaisir. »
29.Ambroise Vollard, Souvenirs d’un marchand de tableaux, Paris, Albin Michel, chapitre VIII, « Amateurs et collectionneurs », p. 135 (Gallica, vue 161), p. 135, texte OCR.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Toutes ses toiles étaient de premier ordre. Quel musée on créerait avec tout ce qui a passé chez lui. Delacroix : Corinne chez les peuples pasteurs; Manet : la Serveuse de bocks, la grande Exécution de Maximilien, aujourd’hui au musée de Mannheim ; Corot : la Vue de Rome et l’Eglise de Vézelay, aujourd’hui au Louvre; Goya : Tête de la Reine; […] de Cézanne : les Joueurs de cartes, aujourd’hui au Louvre (legs Camondo) »
30.Wikipédia, « Denys Cochin », section « Biographie ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« En 1895, Denys Cochin commande à Maurice Denis une décoration d’ensemble pour son bureau sur un sujet tiré de la légende du Beau Pécopin, racontée par Victor Hugo dans Le Rhin, et de la légende de saint Hubert. […] Le choix de ces sujets illustre surtout cependant sa passion pour la vénerie, qu’il pratique en forêt de Fontainebleau, au départ de sa propriété de Beauvoir (Seine-et-Marne). Les sept panneaux de cette décoration sont conservés au musée Maurice-Denis. »
31.Ambroise Vollard, Souvenirs d’un marchand de tableaux, Paris, Albin Michel, chapitre XI, « Quelques personnalités que j’ai approchées », p. 286 (Gallica, vue 330), p. 286, texte OCR.
Livre ou article · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« Au temps où M. Denys Cochin était ministre d’Etat, il me dit, un jour : — Est-ce que vous ne devez pas aller à Evian, la semaine prochaine? […] On a mis à ma disposition un compartiment spécial. Venez donc avec moi. J’acceptai avec plaisir. Il me fallut toutefois payer ma place. […] mon éminent compagnon me vanta son hôtel, où il descendait depuis vingt-cinq ans et tenu par de braves gens. »
32.Ambroise Vollard, Souvenirs d’un marchand de tableaux, Paris, Albin Michel, chapitre XI, « Quelques personnalités que j’ai approchées », p. 288 (Gallica, vue 332), p. 288, texte OCR.
Livre ou article · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« J’ai à faire parvenir une lettre urgente à de Lasteyrie, mon chef de cabinet. […] Vollard, il faut que je vous dise... Mes collègues se méfient de moi. Tout ce que j’écris passe au cabinet noir... […] Mes collègues redoutent toujours que je commette quelque indiscrétion auprès du Vatican... — Dans ces conditions, pourquoi le président du Conseil vous a-t-il pris dans son ministère? — Parce qu’à leurs yeux je représente, tout de même, une force. D’autre part, le Gouvernement est heureux d’avoir quelqu’un qui a l’habitude du monde. Pour le reste, ils se cachent de moi. »
33.Ambroise Vollard, Souvenirs d’un marchand de tableaux, Paris, Albin Michel, chapitre XI, « Quelques personnalités que j’ai approchées », p. 289 (Gallica, vue 335), p. 289, texte OCR.
Livre ou article · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« Le lendemain, lorsque j’arrivai à la gare frontière, le commissaire spécial, alerté téléphoniquement, courait le long du quai, criant : « Le courrier extraordinaire de M. le ministre d’Etat Denys Cochin! » Je me nommai. Et il fit une marque cabalistique sur ma valise. »
34.Ambroise Vollard, Souvenirs d’un marchand de tableaux, Paris, Albin Michel, chapitre XI, « Quelques personnalités que j’ai approchées », p. 290 (Gallica, vue 336), p. 290, texte OCR.
Livre ou article · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« Je n’ai jamais pu obtenir quoi que ce fût pour personne. Je ne parviens même pas à faire donner les palmes académiques à un horloger qui est un de mes fidèles électeurs. Une fois seulement, j’ai eu gain de cause. J’avais recommandé un clerc de notaire qui avait tous les titres pour acquérir une étude et que la Chancellerie se refusait à agréer. […] — Pourquoi ne voulait-on pas de votre protégé? — Parce qu’il avait été le président de la Jeunesse Catholique de son département. »
35.Ambroise Vollard, Souvenirs d’un marchand de tableaux, Paris, Albin Michel, chapitre XIV, p. 376 (Gallica, vue 432), p. 376, texte OCR.
Livre ou article · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« J’ai connu un banquier israélite qui voulait, à tout prix, attirer chez lui le baron Denys Cochin. A cet effet, il avait cru très habile d’acquérir une propriété à côté de celle du baron. Malgré ses avances, en fait de relations, il ne put jamais tirer de son voisin qu’une carte de visite. S’il avait possédé seulement quelques Cézanne, c’est bien plutôt M. Denys Cochin qui aurait fait les premiers pas. »
36.Wikipédia, « Denys Cochin », section « Famille ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« Parmi les fils, neveux et gendres de Denys Cochin, six sont morts pendant la Première Guerre mondiale : Augustin et Jacques Cochin ses fils, son gendre Armand de Ghaisne de Bourmont, son neveu Claude Cochin et également Charles de Guéhéneuc de Boishue et Henri de La Motte Saint-Pierre (les gendres du colonel Pierre Cochin). »
37.Ambroise Vollard, Souvenirs d’un marchand de tableaux, Paris, Albin Michel, chapitre VIII, « Amateurs et collectionneurs », p. 135 (Gallica, vue 161), p. 135, texte OCR.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« après la vente de sa collection, à laquelle M. Denys Cochin se résolut de son vivant. Cruellement éprouvé par la perte de ses deux fils et de son gendre tombés sur les champs de bataille, très affaibli, en outre, par la maladie, ses tableaux qu’il aimait, comme un enfant aime ses jouets, ne l’ « amusaient » plus... »
38.Christie’s Paris, vente 3560 « Le goût français », 8 novembre 2013, lot 47 : deux pleurants du tombeau de Jean de France, duc de Berry, notice du lot, notice du lot, en français.
Site spécialisé · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« La Première guerre mondiale l’a durement frappé avec la perte de ses deux fils et de son gendre. Il décida de mettre en vente sa collection auprès de la galerie Georges Petit le 26 mars 1919. »
39.Le Gaulois, 28 mars 1922, p. 2 : les obsèques de M. Denys Cochin (Gallica), p. 2, « Les obsèques de M. Denys Cochin », texte OCR, coquilles corrigées.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Les obsèques de M. Denys Cochin, de l’Académie française, ancien ministre, ont été célébrées hier, à dix heures, en l’église Saint-François-Xavier. Le portail de l’église avait reçu une décoration funèbre que rehaussaient des écussons aux armes de famille avec la devise: Requiescite vigilo. »
40.Le Gaulois, 28 mars 1922, p. 2 : les obsèques de M. Denys Cochin (Gallica), p. 2, « Les obsèques de M. Denys Cochin », texte OCR, coquilles corrigées.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Le deuil a été conduit par le capitaine de frégate Cochin, fils de l’ancien ministre; M. de La Groudière, député de la Manche, son gendre; MM. Augustin et Denys Cochin, ses petits-fils »
41.Le Gaulois, 28 mars 1922, p. 2 : les obsèques de M. Denys Cochin (Gallica), p. 2, « Les obsèques de M. Denys Cochin », texte OCR.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« L’inhumation a eu lieu dans la chapelle de l’hôpital Cochin, où sont inhumés déjà plusieurs membres de la famille Cochin et où Mgr Cerretti, qui avait fait la conduite du corps, a donné une suprême absoute. »
42.Wikipédia, « Denys Cochin », infobox ; légende d’une photographie de la section « Famille ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« Sépulture Cimetière du Montparnasse […] La chapelle funéraire de Denys Cochin au cimetière du Montparnasse (division 10). »
Sans note ni source.
43.Landrucimetières, « COCHIN Denys (1851-1922) », cimetière du Montparnasse, avec les commentaires des lecteurs, fiche de la rubrique du cimetière du Montparnasse.
Site spécialisé · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« COCHIN Denys (1851-1922) Publiée le 29 juin 2009 […] Retour vers le cimetière Montparnasse »
44.Landrucimetières, « COCHIN Denys (1851-1922) », cimetière du Montparnasse, avec les commentaires des lecteurs, commentaire d’Alexandre, 3 mai 2018.
Site spécialisé · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Le député Denys Cochin (1851-1922) n’est pas inhumé dans cette chapelle. En effet, […] son nom ne figure pas sur les plaques apposées sur les murs intérieurs dont la dernière remonte à 1992 (vues aujourd’hui 3 mai 2018) et […] la conservation du cimetière ne connaît pas de personne portant ce nom inhumée peu après le 24 mars 1922 au cimetière du Montparnasse. »
45.Christie’s Paris, vente 3560 « Le goût français », 8 novembre 2013, lot 47 : deux pleurants du tombeau de Jean de France, duc de Berry, notice du lot, notice du lot, en français.
Site spécialisé · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Il épousa, en 1876, Hélène Péan de Saint-Gilles (1857-1946) descendante d’Armand Louis Henri Péan de Saint Gilles, notaire à Paris (1791-1860) dont le père Pierre Henri Péan de Saint Gilles (1757-1823) reçu les pleurants du tombeau de Jean de France par donation en 1807. »
46.Christie’s Paris, vente 3560 « Le goût français », 8 novembre 2013, lot 47 : deux pleurants du tombeau de Jean de France, duc de Berry, notice du lot, titre du lot.
Site spécialisé · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« DEUX PLEURANTS EN ALBATRE SCULPTE PROVENANT DU TOMBEAU DE JEAN DE FRANCE (1340-1416), DUC DE BERRY, ETIENNE BOBILLET ET PAUL MOSSELMANN (CONNU DE 1441 A 1467), BOURGES, VERS 1450-1453 | Christie’s Live Auction 3560 Le goût français - Arts décoratifs du XIIe au XIXe siècle Lot 47 »
47.Christie’s Paris, vente 3560 « Le goût français », 8 novembre 2013, lot 47 : deux pleurants du tombeau de Jean de France, duc de Berry, notice du lot, données de la page : prix réalisé et date de la vente (price_realised_txt, start_date).
Site spécialisé · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« EUR 4,017,500 […] 2013-11-08 »
48.Musée du Louvre, collections : Jean de Cambrai, « Pleurant avec un capuchon rabattu », RF 2016.3.1, notice RF 2016.3.1.
Publication officielle · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Jean de Cambrai (vers 1387 - 1438) […] Matière et technique marbre […] Appartenant à la première commande pour le tombeau du duc Jean de Berry à la Sainte-Chapelle de Bourges en 1403. […] Collection Péan de Saint-Gilles à partir de 1807. Collection Denys Cochin (1851-1922) époux en 1852 d’Hélène Péan de Saint-Gilles, puis ses héritiers. Refus de la demande de certificat du 26 octobre 2015. […] Mode d’acquisition achat par préemption en vente publique Date d’acquisition date de comité/commission : 01/06/2016 »
La notice date le mariage de 1852 ; il eut lieu en 1876.
49.Musée du Louvre, collections : Jean de Cambrai, « Pleurant tenant un rosaire », RF 2016.3.2, notice RF 2016.3.2.
Publication officielle · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Pleurant tenant un rosaire 1400 / 1433 (1er tiers du XVe siècle) Jean de Cambrai RF 2016.3.2 […] Collection Denys Cochin (1851-1922) époux en 1852 d’Hélène Péan de Saint-Gilles, puis ses héritiers. »
50.Christie’s Paris, vente 12690 « Chefs-d’œuvre de l’art médiéval », 15 juin 2016, lot 24 : deux pleurants en marbre du tombeau de Jean de France, duc de Berry, par Jean de Cambrai, notice du lot, titre, Details, Provenance et prix réalisé.
Site spécialisé · lu en entier, 6 octobre 2026 · consulter ↗
« Deux pleurants en marbre sculpté provenant du cortège funéraire du tombeau de Jean de France (1340-1416), duc de Berry. Jean de Cambrai, Bourges, vers 1396-1416. Chacun représenté debout vêtu d’un manteau ; l’un au visage partiellement caché sous son capuchon, les mains jointes ; le second le visage découvert et tenant un chapelet ; traces de dorure. Hauteurs : 37,5 et 37,8 cm. — Collection Pierre-Henri Péan de Saint-Gilles (1757-1823) reçu par donation en 1807. Collection de Denys, baron Cochin (1851-1922) depuis son mariage avec Hélène Péan de Saint-Gilles (1857-1946) en 1876, puis par descendance aux propriétaires actuels. — Closed 15 June 2016. Price realised EUR 5,025,500. »
51.Le Gaulois, 17 novembre 1885, p. 2, lettre de Denys Cochin sur la laïcisation de l’hôpital Cochin, et la sommation des héritiers, p. 2, texte OCR.
Presse · lu en entier, 8 octobre 2026 · consulter ↗
« Je n’ai rien répondu à M. Peyron, le directeur des hospices, parce que M. Peyron, en annonçant la laïcisation de l’hôpital Cochin, outrepassait ses droits, violait les miens, et qu’il le savait bien. En pareil cas, on ne discute plus, on agit : c’est ce que j’ai fait. […] Mme Adeline-Alexandrine Benoist d’Azy, veuve de M. Augustin Cochin, demeurant à Paris, rue de Varenne, 73 […] tous héritiers et représentants de M. Jean-Denys Cochin […] ont signifié et déclaré à M. le préfet de la Seine, en ses bureaux, au pavillon de Flore, […] que les requérants, en leur qualité de représentants de M. Jean-Denys Cochin, leur grand-oncle ou arrière-grand-oncle… »
52.Le Figaro, 4 avril 1914, p. 3, « Deuil », p. 3, texte OCR.
Presse · lu en entier, 8 octobre 2026 · consulter ↗
« Hier ont été célébrées à midi, en l’église Saint-François-Xavier, les obsèques de Mme Péan de Saint-Gilles, née Pauline-Henriette Thion de La Chaume, décédée le 31 mars, à l’âge de soixante-dix-sept ans, et mère de la baronne Denys Cochin. […] Le deuil était conduit par le baron Cochin, de l’Académie française, député de la Seine, gendre de la défunte ; M. Augustin Cochin, le lieutenant de vaisseau Cochin, M. Jacques Cochin, le capitaine de Bourmont, M. Bernard de La Groudière, ses petits-fils ; MM. Augustin et François Cochin, ses arrière-petits-fils, et M. Louis Thion de La Chaume, son frère. »
53.Wikipédia, « Denys Cochin », section « Famille ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« Denys Cochin est le fils d’Augustin Cochin. Il hérite son titre de baron de son oncle Denys-Guillaume Cochin[réf. nécessaire], décédé en 1886 à Nogent-sur-Marne sans postérité. »
54.Le Figaro, 5 juillet 1911, p. 3 : le mariage de M. Jacques Cochin et de Mlle Marthe Firmin-Didot (Gallica), p. 3, « Mariages », texte OCR, coquilles corrigées.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Jamais on ne vit telle affluence de monde, qu’hier à midi, en la basilique Sainte-Clotilde, où l’on célébrait le mariage du lieutenant Jacques Cochin, fils du baron Denys Cochin, de l’Académie française, député de la Seine, et de la baronne née Péan de Saint-Gilles, avec Mlle Firmin-Didot, fille de M. Maurice Firmin-Didot et de madame née Chauchat. La bénédiction nuptiale a été donnée par Mgr Baudrillart, recteur de l’Institut catholique. »
55.Wikipédia, « Denys Cochin », légende d’une photographie de la section « Biographie ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« Le baron et la baronne Denys Cochin. »
56.Geneanet, base collaborative Pierfit, ascendance « rédigée » de Denys Cochin (1913-2003) sur 96 générations, avec les frères et sœurs, les notes, les sources, les événements et leurs témoins, génération 3, n° 4.
Arbre de membres · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« 4 Denis COCHIN, baron Cochin (1897), propriétaire de Beauvoir (77), député de Paris (1893-1919), membre de l’Académie française (16 février 1911) »
57.Geneanet, base collaborative Pierfit, descendance « rédigée » de Claude Cochin (1698-1786), échevin de Paris, sur 12 générations, avec les notes, les sources, les événements et leurs témoins, génération 4, enfants de Jean-Denis Cochin.
Arbre de membres · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Denys Guillaume COCHIN , baron Cochin (3e, 1841-1886) , né le 23 janvier 1822 (mercredi), Paris XI° (75), décédé le 16 avril 1886 (vendredi), inhumé en 1886, Cimetière-du-Montparnasse, Paris XIV° (75) (à l’âge de 64 ans) »
58.Vicomte Albert Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830, tome 2, Paris, chez l’auteur et chez Honoré Champion, 1902, article « Cochin », p. 165-166 (Internet Archive, numérisation Google), p. 166, degré V, texte OCR fautif, lu sur l’image de la page.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« V. Pierre-Suzanne-Augustin Cochin, maire de Paris, préfet de Seine-et-Oise, membre correspondant de l’Académie des sciences morales, […] épousa, en 1849, sa cousine Adeline-Alexandrine Benoist d’Azy, † à Paris le 4 mars 1892, dont trois fils : 1° Denys-Marie-Pierre-Augustin, qui suivra »
59.Archives départementales des Yvelines, état civil de Versailles, décès de 1872, 4E 4155 (microfilm 5Mi 353 BIS), vue 81 : acte n° 325, décès de Pierre-Suzanne-Augustin Cochin, dressé le 16 mars 1872 (image servie aux seuls navigateurs ; copie enregistrée à la main), manuscrit lu sur l’image dans le navigateur ; deux premiers prénoms du premier témoin et adresse du second omis.
Archives · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Du Samedi Seize Mars mil huit cent soixante douze, dix heures un quart du matin, acte de décès de Pierre Suzanne Augustin Cochin, Préfet de Seine-et-Oise, Membre de l’Institut, officier de la légion d’honneur, né à Paris (ancien douzième arrondissement) le onze décembre mil huit cent vingt trois, fils de défunts Jean Denis Marie Cochin et de Augustine Catherine Benoist, son épouse, décédé hier neuf heures un quart du soir en sa demeure à Versailles, rue Saint Louis 18, époux de Alexandrine Marie Adeline Benoist d’Azy, âgée de quarante un ans, même demeure. Les témoins sont […] Augustin Baron Benoist d’Azy, ancien officier de marine, officier de la légion d’honneur, âgé de quarante deux ans, demeurant à Versailles rue Saint honoré 21, beau-frère du défunt et Charles Victor Chevrey-Rameau, Maire de Versailles, député de Seine-et-Oise, chevalier de la légion d’honneur, âgé de soixante trois ans […] »
Le jour de naissance, « onze », est écrit d’une encre plus pâle. L’acte de naissance le dit né le 12 décembre 1823 et déclaré à la mairie de l’ancien 11e arrondissement.
60.Archives de Paris, recrutement militaire de la Seine, classe 1871, D4R1 115, n° 1492 : Denys Pierre Augustin Marie Cochin, n° 1492, colonnes 14 à 17, décorations, manuscrit lu sur l’image.
Archives · lu en entier, 5 octobre 2026 · consulter ↗
« Décorations Décoré de la Médaille Militaire par Décret du 11 Mars 1871 (Brevet de la Médaille Mre remis à l’intéressé le 22 janvier 1876 au 2e Bureau de Recrutement de la Seine) »
61.Wikipédia, « Denys Cochin », section « Famille ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« Le 20 mars 1876 à Paris, il épouse Hélène Péan de Saint-Gilles (1857-1946), fille de Léon Péan de Saint-Gilles, avec qui il aura six enfants »
62.Geneanet, base collaborative Pierfit, tableau d’ascendance de Denys Cochin (1913-2003) sur douze générations, n° 81, 162, 163 et 326, numérotés depuis Denys Cochin (1913-2003).
Arbre de membres · lu en entier, 3 octobre 2026 · consulter ↗
« 81|Madeleine Thérèse LEVÉ||||||| […] 162|Jean LEVÉ|||||||marchand à Paris […] 163|Marie Claude COCHIN||||||| […] 326|Claude COCHIN, échevin de Paris → 128|||||||ecuyer, marchand et échevin de Paris »
Hélène Péan de Saint-Gilles porte le n° 5 ; le n° 81, Madeleine Thérèse Levé, est la mère du n° 40, son arrière-arrière-grand-père paternel ; les n° 162 et 163 sont les parents du n° 81 ; le n° 326, père du n° 163, est le n° 128, l’échevin.
63.Geneanet, base collaborative Pierfit, descendance de Claude-Denys Cochin (1698-1786), échevin de Paris, sur douze générations, générations 1 à 6 sous l’échevin.
Arbre de membres · lu en entier, 2 octobre 2026 · consulter ↗
« 1|F|Marie Claude|Cochin|||~Jean Levé~~|| 2|F|Madeleine Thérèse|Levé|||1749~Pierre Henri Péan de Saint-Gilles~1726~<1774|| 3|M|Pierre Henri II|Péan de Saint-Gilles|1758|1823| […] 4|M|Amand|Péan de Saint-Gilles|1791|1860|1820~Eugénie Jars~1803~1888| […] 5|M|Léon|Péan de Saint-Gilles|1832|1863|1856~Pauline Thion de La Chaume~1838~1914| […] 6|F|Hélène|Péan de Saint-Gilles|1857|1946|1876~Denys Cochin~1851~1922|Dame de Beauvoir ; épouse de Denys Cochin, son lointain cousin »
64.Wikipédia, « Famille Cochin », section « Filiation ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Claude-Denys Cochin (1698-1786), botaniste, échevin de Paris en 1748, doyen des anciens juges consuls, doyen des anciens échevins de Paris, doyen des grands messagers jurés de l’Université, doyen des quarante porteurs de la châsse de Sainte Geneviève, doyen des commissaires des pauvres, doyen des marguilliers de la paroisse Saint-Benoît, etc. Il épouse en 1720 Gabrielle Levé »
65.Geneanet, base collaborative Pierfit, descendance « rédigée » de Claude Cochin (1698-1786), échevin de Paris, sur 12 générations, avec les notes, les sources, les événements et leurs témoins, le premier enfant de l’échevin et sa descendance.
Arbre de membres · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Claude COCHIN, échevin de Paris, ecuyer, marchand et échevin de Paris. Marié avec Anne Gabrielle LEVÉ ... dont : Marie Claude COCHIN. Mariée avec Jean LEVÉ, marchand à Paris ... dont : Madeleine Thérèse LEVÉ. Sources : personne, famille: Apollon Mariée le 9 février 1749 (dimanche), Paris (75), avec Pierre Henri PÉAN de SAINT-GILLES, né le 10 avril 1726 (mercredi), Paris I° (75) »