
Jean-Denis Cochin
1726 – 1783
Curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, fondateur de l’hôpital Cochin
Voir dans l’arbrePrêtre, docteur de Sorbonne, il est curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, une paroisse de l’actuel 5e arrondissement de Paris[1, 2, 3]. En 1780, il fonde pour les malades pauvres du faubourg Saint-Jacques un hospice qui prend son nom après sa mort, l’hôpital Cochin[4, 5], aujourd’hui un hôpital de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris[6].
Né à Paris le 1er janvier 1726, il est le plus jeune des fils de l’échevin Claude-Denys Cochin[7, 8, 9]. Wikipédia le dit curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas en 1756[10] ; Guilhermy écrit qu’il gouverna la paroisse vingt-six ans[11]. Curé dès juillet 1757, il baptise à Saint-Benoît ses neveux Jacques-Denis, cette année-là, et Constantin-Denis, en 1761[12, 13]. D’après l’article de Wikipédia sur son église, il contribue à renouveler la liturgie, mais s’occupe avant tout des plus démunis[4]. Émile Appolis le range parmi les curés de Paris « fervents adeptes des idées augustiniennes malgré leur adhésion au Formulaire » : « constitutionnaire », il prêche « la doctrine augustinienne et la morale sévère », et Gazier note que dans sa paroisse « on était assuré de mourir en paix sans billet de confession »[14]. Selon Nicolas Lyon-Caen, il semble avoir été mal accueilli à son arrivée, puis s’être concilié jusqu’aux gestionnaires de la Boîte à Perrette, la caisse des œuvres jansénistes[15]. En 1779, il bénit la cloche de son église, dont son père est le parrain[16].
En 1761, curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, il transporte à son neveu Constantin-Denis Cochin, écuyer, que la base Arno nomme déjà Cochin du Houssay, une rente foncière sur une maison de Marcoussis, près de Montlhéry, due par un vigneron de Longpont-sur-Orge ; l’acte, chez le notaire Brillon, le dit crédirentier[17]. La collection de lettres de faire-part des Archives nationales garde, sous son nom, l’annonce d’un service pour le curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, « jeudi 13 décembre 1785 », en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, selon l’inventaire ; ce 13 décembre était un mardi, et la lettre reste à lire[18]. La même collection annonce le mariage d’une demoiselle Cochin avec un monsieur Durand, le jeudi 26 juillet 1770, en son église ; la recherche ne sait pas encore de qui elle est la fille[19].
Pour épargner à ses paroissiens malades le séjour redouté de l’Hôtel-Dieu, il vend ses biens, fait largement appel à la charité publique et achète en 1780 un vaste terrain près de l’Observatoire, où l’architecte Charles-François Viel dresse gratuitement les plans d’un hospice[20] ; une souscription y pourvoit aussi[10]. Le 25 septembre 1780, deux indigents de la paroisse en posent la première pierre[20] ; le curé le nomme, du nom des patrons de la paroisse, hospice de Saint-Jacques-Saint-Philippe-du-Haut-Pas[4, 21]. Ouvert deux ans plus tard, l’hospice compte une chapelle, une quarantaine de lits pour les pauvres et les ouvriers du quartier, et quelques autres pour des malades payants et des pensionnaires[20, 22] ; le curé en confie la direction aux sœurs de la Charité[5]. Chaix d’Est-Ange date son inauguration de 1782, l’inventaire de Camille Bloch sa fondation[9, 23] ; la collection Joly de Fleury en garde, dans son volume 1243, les lettres patentes sollicitées de 1785 à 1789 et des comptes rendus imprimés[23, 24]. Le 9 mai 1790, le ministre de la Maison du roi transmet la demande du curé, des marguilliers et de la famille ; les lettres patentes de mai 1790 approuvent la fondation de l’hospice par son frère Claude-Denis Cochin, « en vertu des dispositions testamentaires » de l’abbé[25, 26]. En 1791, le Comité de mendicité presse le paiement de 71 000 livres dues aux entrepreneurs qui y ont travaillé par ordre du gouvernement[27].
Il meurt le 3 juin 1783, à cinquante-sept ans[7, 11] ; le Journal de Paris annonce sa mort en sa maison presbytérale, grande rue du faubourg Saint-Jacques[2]. Le 3 juillet, le même journal annonce la vente aux enchères des livres de son cabinet, au presbytère, à partir du lendemain[28]. Il est inhumé dans son église, devant le maître-autel, sous une épitaphe qui disait qu’il « fut le père des pauvres » : « il fonda et fit bâtir pour eux un hospice et mourut en terminant ce bel établissement le 3 juin 1783 »[29, 30] ; la pierre a disparu quand on a refait le dallage du chœur, et une inscription latine, près de la porte de la sacristie, l’a remplacée[30, 31]. Au bas de celle-ci, une traduction abrégée rappelle que l’épitaphe fut « restaurée par les soins de ses arrière-petits-neveux » et du curé Martin de Noirlieu, en 1844[32]. En 1784, son nom est gravé sur la façade de l’hospice, à la place de ceux des saints patrons[5] ; ses paroissiens, écrit Paul-André Bellier, le lui avaient spontanément donné[33]. Sous la Révolution, l’hospice devient l’Hôpital Jacques, puis l’Hospice du Sud, avant de reprendre son nom en 1795[4, 33]. En 1873, Guilhermy signale son buste en marbre blanc, sculpté par Bridan, dans une des salles principales de l’hôpital[11].
Il laisse des prônes et des ouvrages de dévotion[10] : des Entretiens sur les fêtes, les jeûnes, usages et principales cérémonies de l’Église en 1778, une paraphrase de la prose Dies irae en 1782, puis, après sa mort, des Œuvres spirituelles en 1784 et des Exercices de retraite en 1786[34].
Œuvres
- 1778Entretiens sur les fêtes, les jeûnes, usages et principales cérémonies de l’Église
- 1782Paraphrase de la prose « Dies irae »
- 1784Œuvres spirituelles (posthume)
- 1786Exercices de retraite (posthume)
- Fils ou fille de
- Claude-Denys Cochin (1698 – 1786)
Sources (34)
1.Wikipédia, « Jean-Denis Cochin (1726-1783) », introduction.
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Jean-Denis Cochin, né à Paris en 1726, mort le 3 juin 1783 dans la même ville, est un prêtre catholique français. »
2.Journal de Paris, 6 juin 1783, p. 658, rubrique « Morts » (Gallica, vue 4), p. 658, rubrique « Morts », texte OCR, s longs lus sur l’image de la page.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Mre Jean-Denis Cochin, Docteur de Sorbonne, Curé de S. Jacques du Haut-Pas, en sa maison presbytérale, grande rue du faubourg S. Jacques. »
3.Wikipédia, « Église Saint-Jacques-du-Haut-Pas », introduction.
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« L’église Saint-Jacques-du-Haut-Pas est une église catholique parisienne située dans le 5e arrondissement au 252, rue Saint-Jacques et à l’angle de la rue de l’Abbé-de-l’Épée. »
4.Wikipédia, « Église Saint-Jacques-du-Haut-Pas », section « Curés ».
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« 1726-1783 : Jean-Denis Cochin (1726-1783) est curé de la paroisse. Il va contribuer à renouveler la liturgie, mais sa principale occupation, sera l’aide aux personnes défavorisées. Il fonde un hospice destiné à recevoir les malades indigents, dont il pose la première pierre le 25 septembre 1780, dans le faubourg Saint-Jacques. Il nomme cet hospice, du nom des patrons de la paroisse, hôpital Saint-Jacques-Saint-Philippe-du-Haut-Pas. Cet hôpital prendra le nom d’hôpital du Sud sous la Révolution et plus tard recevra le nom de son fondateur, hôpital Cochin. »
Les années 1726-1783 sont celles de sa vie, non celles de sa cure.
5.Ferdinand de Guilhermy, Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe : ancien diocèse de Paris, tome 1, Paris, Imprimerie nationale, 1873, n° CCCLXXII, l’hôpital Cochin, p. 651 (Gallica, vue 700), p. 651, n° CCCLXXII, texte OCR, coquilles corrigées, lu sur l’image de la page.
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« Le curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, Denis Cochin, dont nous avons rapporté l’épitaphe, fonda, en 1780, sur le territoire de sa paroisse, un hôpital dont il confia la direction aux sœurs de la Charité. […] En 1784, après la mort du bienfaisant curé, on substitua son nom à ceux des saints patrons, et il fut gravé à l’entablement de la façade, sur une plaque de marbre blanc, comme on le voit encore : HOPITAL COCHIN FONDÉ EN 1780 »
6.Wikipédia, « Hôpital Cochin », introduction.
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« L’hôpital Cochin est un hôpital de l’Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) dans le 14e arrondissement de Paris. »
7.Vicomte Albert Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830, tome 2, Paris, chez l’auteur et chez Honoré Champion, 1902, article « Cochin », p. 165-166 (Internet Archive, numérisation Google), p. 165, degré I, texte OCR fautif, lu sur l’image de la page.
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« I. Cyr-Claude-Denis Cochin, juge-consul de Paris et échevin de Paris, né en 1698, † le 17 août 1786, fut père de : 1° Jacques-Denis ; 2° Claude-Denis, qui suivra ; 3° Jean-Denis, curé de Saint-Jacques du Haut-Pas à Paris, philanthrope et fondateur de l’hôpital Cochin, né à Paris le 1er janvier 1726, † à Paris le 3 juin 1783. »
8.Wikipédia, « Jean-Denis Cochin (1726-1783) », infobox.
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« Fonction Curé Église Saint-Jacques-du-Haut-Pas 1756-1780 Biographie Naissance 1er janvier 1726 Paris Décès 3 juin 1783 (à 57 ans) Paris »
L’infobox arrête sa cure en 1780 ; il était encore curé à sa mort, en 1783, d’après le Journal de Paris et son épitaphe.
9.Gustave Chaix d’Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 11 (Cib-Cor), Évreux, impr. Charles Hérissey, 1912, article « Cochin et Cochin de la Houssaye », p. 128-130 (Internet Archive), p. 129, texte OCR.
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« Le plus jeune de ces fils fut l’abbé Jacques-Denis Cochin, né en 1726, curé de Saint-Jacques du Haut-Pas, à Paris, décédé en 1783, qui s’illustra par sa charité et qui fut le fondateur de l’hôpital Cochin, inauguré en 1782. »
Chaix d’Est-Ange nomme l’abbé Jacques-Denis ; il est connu sous le nom de Jean-Denis Cochin (1726-1783).
10.Wikipédia, « Jean-Denis Cochin (1726-1783) », section « Biographie ».
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« « Docteur de Sorbonne », il est curé de la paroisse Saint-Jacques-du-Haut-Pas à Paris (en 1756). Il se consacra tout entier au soulagement de ses paroissiens et fonda, au moyen d’une souscription, l’hospice qui porte son nom au XIXe siècle (1780). Il est le fondateur de l’hôpital qui porte son nom, à Paris. Il a laissé des Prônes et divers ouvrages de dévotion. »
L’article signale qu’il reprend des extraits du Dictionnaire Bouillet.
11.Ferdinand de Guilhermy, Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe : ancien diocèse de Paris, tome 1, Paris, Imprimerie nationale, 1873, n° CIV, commentaire de l’épitaphe de Jean-Denis Cochin, p. 189 (Gallica, vue 230), p. 189, n° CIV, commentaire.
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« Un buste remarquable, sculpté en marbre blanc par Bridan, le représente dans une des salles principales de la maison. Denis Cochin était docteur en théologie ; il mourut à l’âge de cinquante-sept ans, après avoir gouverné pendant vingt-six ans la paroisse de Saint-Jacques. »
12.Archives de Paris, état civil reconstitué, 5Mi1 29, actes de naissance du 23 au 30 juillet 1757, vue 22 : extrait des registres de baptêmes de Saint-Benoît, baptême de Jacques-Denis Cochin, 27 juillet 1757, collationné le 26 mars 1792, manuscrit transcrit depuis l’image, abréviations développées.
Archives · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« L’an mil sept cent cinquante sept, le vingt sept juillet a été baptisé Jacques Denis né d’aujourd’hui, fils de Claude Denis Cochin, écuyer, ancien commissaire des pauvres et ancien marguillier de cette paroisse, et de Dame Marie Anne Henry, demeurant rue et porte St Jacques de cette paroisse. Le parrain Jacques Denis Cochin, écuyer, oncle paternel, demeurant rue St Honoré, paroisse St Germain l’Auxerrois […] Lequel enfant avec la permission de M. le curé de cette paroisse de Saint Benoît, a été ce jourd’hui baptisé par messire Jean Denis Cochin, docteur de Sorbonne, curé de St Jacques du Haut Pas de cette ville et oncle paternel. »
13.Archives de Paris, état civil reconstitué, 5Mi1 33, actes de naissance du 17 au 20 janvier 1761, vue 28 : extrait des registres de baptêmes de Saint-Benoît, baptême de Constantin-Denis Cochin, 20 janvier 1761, collationné le 26 mars 1792, manuscrit transcrit depuis l’image, abréviations développées.
Archives · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« L’an mil sept cent soixante et un, le vingt janvier a été baptisé Constantin Denis né d’aujourd’hui, fils de Claude Denis Cochin, écuyer, ancien marguillier de cette paroisse, et de Marie Anne Henry son épouse, demeurant rue St Jacques de cette paroisse. Le parrain Charles Constantin Despeignes, garde en charge du corps des marchands de cette ville et oncle paternel de l’enfant, demeurant rue St Denis, paroisse Ste Opportune […] et baptisé par messire Jean Denis Cochin, docteur de la faculté de théologie de Paris et curé de St Jacques du Haut Pas de cette ville, oncle paternel de l’enfant. »
Oncle paternel par alliance, le parrain est sans doute le mari de Marie-Jeanne Cochin, que l’inscription de la cloche de 1779 dit épouse de Charles-Constantin Despeigne.
14.Émile Appolis, « À travers le XVIIIe siècle catholique », Annales. Économies, sociétés, civilisations, 6e année, n° 2, 1951, p. 154-171, ici p. 170 (Persée), p. 170, texte de Persée, appels de notes omis, lu sur l’image de la page.
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« Il faudrait aussi considérer de près l’attitude de certains curés, fervents adeptes des idées augustiniennes malgré leur adhésion au Formulaire. Contentons-nous de citer les cas, à Paris, de Guéret, curé de Saint-Paul, et de Jean-Denis Cochin, curé de Saint-Jacques du Haut-Pas. Comme le constate Gazier, dans leurs paroisses, vers le milieu du XVIIIe siècle, « on était assuré de mourir en paix sans billet de confession ». […] De son côté, Cochin, constitutionnaire lui aussi, prêchait la doctrine augustinienne et la morale sévère »
Appolis renvoie à Gazier, t. II, p. 73 et 74.
15.Nicolas Lyon-Caen, « Labrüe au paradis, Chapeau aux enfers. Les notables de Saint-Germain-l’Auxerrois face à leurs curés au XVIIIe siècle », Revue d’histoire de l’Église de France, t. 92, n° 228, 2006, p. 117-146, ici p. 136 (Persée), p. 136 et note 93, texte de Persée, lu sur l’image de la page.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« La réconciliation n’est jamais effective, à l’inverse de ce qui semble s’être passé à Saint-Jacques-du-Haut-Pas avec Jacques Cochin, mal accueilli à son arrivée mais qui finit par se concilier jusqu’aux gestionnaires de la Boîte à Perrette, la caisse de financement des œuvres jansénistes […] N. Lyon-Caen, La Boîte à Perrette. Approche des finances du mouvement janséniste au XVIIIe siècle, thèse de l’École nationale des chartes, 2002, p. 306-307. »
Lyon-Caen le nomme Jacques Cochin ; le curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas est Jean-Denis Cochin.
16.Ferdinand de Guilhermy, Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe : ancien diocèse de Paris, tome 1, Paris, Imprimerie nationale, 1873, n° CCIV, la cloche de Saint-Jacques-du-Haut-Pas (1779), p. 343 (Gallica, vue 384), p. 343, n° CCIV, texte OCR, coquilles corrigées et appels de notes omis, lu sur l’image de la page.
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« La cloche de Saint-Jacques-du-Haut-Pas présente une longue inscription en français qui apprend qu’elle fut bénite en 1779 par messire Jean-Denis Cochin, docteur de Sorbonne, curé de la paroisse, et nommée Claude-Denis-Marie par Mre Claude-Denis Cochin, premier ancien échevin de la ville de Paris, ancien grand juge consul, ancien garde du corps de la mercerie, messager juré de l’université, doyen des quarante porteurs de la châsse de Sainte-Geneviève, doyen de messieurs les commissaires et marguilliers de l’œuvre et fabrique de la paroisse de Saint-Benoît, et par dame Marie-Jeanne Cochin, épouse de Mre Charles-Constantin Despeigne, ancien garde de la mercerie, trésorier de la Conciergerie, conseiller du roi, payeur de rentes de l’hôtel de ville de Paris. »
Guilhermy prévient qu’il ne donne le plus souvent que la substance des inscriptions de cloches.
17.Transport par Jean-Denis Cochin, curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, à son neveu Constantin-Denis Cochin, d’une rente foncière sur une maison de Marcoussis, 1761, minutes du notaire Antoine Brillon (Archives nationales, Minutier central, étude XLI, MC/ET/XLI/556) : notice de la base Arno 1761 dans la salle des inventaires virtuelle, notice de la base Arno 1761, MC/ET/XLI/556.
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« Rente foncière, transport, maison, Marcoussis (Essonne). Date : 1761. Intervenant 1, en première partie : Nom, qualité : (M.) Cochin, Jean Denis. Profession : curé, Paris, Eglise Saint-Jacques-du-Haut-Pas. […] Relations : crédirentier(e) de l’intervenant 2. Intervenant 2, indirect : Nom, qualité : (M.) Dubois, Pierre. Profession : vigneron, Longpont-sur-Orge (Essonne). […] Intervenant 3, en deuxième partie : Nom, qualité : (M.) Cochin Duhoussay, Constantin Denis (écuyer). Relations : neveu de l’intervenant 1 »
18.Lettres de faire-part classées par ordre alphabétique, XVIIe-XVIIIe siècle (Archives nationales, AD/XXC/96-AD/XXC/107) : entrée « COCHIN (Jean Denis) », notice de l’inventaire sur FranceArchives, entrée COCHIN (Jean Denis).
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« Curé de St Jacques du Haut Pas Service jeudi 13 décembre 1785 à 10h en l’Eg. St Germain l’Auxerrois »
Le 13 décembre 1785 tombait un mardi ; un jeudi 13 décembre tombe en 1781 et en 1787. La lettre elle-même n’a pas été lue.
19.Lettres de faire-part classées par ordre alphabétique, XVIIe-XVIIIe siècle (Archives nationales, AD/XXC/96-AD/XXC/107) : entrée « DURAND (Mr) », notice de l’inventaire sur FranceArchives, entrée DURAND (Mr).
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« ép. jeudi 26 juillet 1770 à 9h en l’Eg. St Jacques du Haut Pas Melle COCHIN »
20.Paul-André Bellier, « Port-Royal de Paris, l’Hôpital Cochin et leurs pharmacies », Revue d’histoire de la pharmacie, t. 79, n° 289, 1991, p. 149-154, ici p. 151 (Persée), p. 151, texte de Persée, lu sur l’image de la page.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Désireux d’éviter à ses paroissiens le redoutable séjour à l’Hôtel-Dieu, l’abbé Jean-Denis Cochin, curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, eut l’idée d’édifier, à leur intention, un hospice qui leur serait réservé. Pour financer l’opération, il vendit ses propres biens et fit largement appel à la charité publique. Les fonds une fois réunis, il acheta, en 1780, un vaste terrain, près de l’Observatoire, loin des habitations, où « l’air était très vif ». Les plans de l’établissement furent dressés gratuitement par l’architecte Charles-François Viel et la première pierre fut posée le 25 septembre 1780 par deux indigents de la paroisse ; l’hospice ouvrit ses portes deux ans plus tard. Il comportait un bâtiment en pierre de taille sur trois niveaux, où l’on trouvait une chapelle, une quarantaine de lits pour les pauvres, quelques autres pour des malades payants et pour des pensionnaires. »
21.Ferdinand de Guilhermy, Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe : ancien diocèse de Paris, tome 1, Paris, Imprimerie nationale, 1873, n° CCCLXXII, l’hôpital Cochin, p. 651 (Gallica, vue 700), p. 651, n° CCCLXXII, texte OCR, inscription lue sur l’image de la page.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Cet établissement n’a point changé de destination. Au-dessus de la porte on retrouve, sur une table de pierre, les traces du nom que lui avait donné le fondateur : Hospice de st jacques st philippe du haut pas »
22.Wikipédia, « Hôpital Cochin », section « Histoire ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Créé en 1780 par Jean-Denis Cochin, curé de la paroisse Saint-Jacques-du-Haut-Pas, l’hospice Saint-Jacques est à l’origine destiné aux pauvres et aux ouvriers du quartier. Le curé Cochin fait alors construire un petit établissement d’une quarantaine de lits, grâce à sa fortune personnelle et à la charité de ses paroissiens. »
23.Camille Bloch, « Inventaire sommaire des volumes de la collection Joly de Fleury concernant l’assistance et la mendicité », Bibliothèque de l’École des chartes, t. 69, 1908, p. 63-168, ici p. 126 (Persée), p. 126, volume 1243, III, texte OCR de Persée, lu sur l’image de la page.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« III. Hospice de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, fondé par le curé Cochin en 1782. Fol. 129 et suiv., lettres patentes sollicitées en faveur de cet établissement; mémoires, lettres, projets, etc..., à ce sujet (1785-1789); — au fol. 153, « comptes-rendus et prospectus concernant l’hospice fondé pour les pauvres malades de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, par feu M. Cochin, curé de ladite paroisse, auxquels on a joint les observations pour et contre les hospices établis dans plusieurs paroisses de Paris et particulièrement à Saint-Jacques-du-Haut-Pas », in-8°, impr. »
24.Camille Bloch, « Inventaire sommaire des volumes de la collection Joly de Fleury concernant l’assistance et la mendicité », Bibliothèque de l’École des chartes, t. 69, 1908, p. 63-168, ici p. 125 (Persée), p. 125, texte OCR de Persée, lu sur l’image de la page.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« 1243. — Hôpitaux de Paris, XXXIV. Divers. Miséricorde, Saint-Esprit, Saint-Jacques-du-Haut-Pas, Saint-Anne, Sainte-Catherine. »
25.Alexandre Tuetey, Répertoire général des sources manuscrites de l’histoire de Paris pendant la Révolution française, tome 3, Paris, Imprimerie nouvelle, 1894, chapitre I, « Hospice de Saint-Jacques-du-Haut-Pas », n° 376-378, p. 34 (Internet Archive), p. 34, n° 376, texte OCR, coupures de mots rétablies, lu sur l’image de la page.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« 376. — Lettre du ministre de la maison du Roi à M. d’Ormesson, envoyant un mémoire avec pièces des curé et marguilliers de Saint-Jacques-du-Haut-Pas et de la famille de feu Jean-Denis Cochin, ancien curé de cette paroisse, qui demandent l’autorisation de fonder un hospice pour les pauvres malades et vieillards. 9 mai 1790. Copie, A. N., O1 501, fol. 287. »
26.Alexandre Tuetey, Répertoire général des sources manuscrites de l’histoire de Paris pendant la Révolution française, tome 3, Paris, Imprimerie nouvelle, 1894, chapitre I, « Hospice de Saint-Jacques-du-Haut-Pas », n° 376-378, p. 34 (Internet Archive), p. 34, n° 377, texte OCR, coupures de mots rétablies, cote lue sur l’image de la page.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« 377. — Lettres patentes approuvant la fondation d’un hospice pour les pauvres malades de la paroisse de Saint-Jacques-du-Haut-Pas par Claude-Denis Cochin, en vertu des dispositions testamentaires de Jean-Denis Cochin, ancien curé de cette paroisse, son frère. Mai 1790. Minute, A. N., X1b 9084. »
27.Alexandre Tuetey, Répertoire général des sources manuscrites de l’histoire de Paris pendant la Révolution française, tome 3, Paris, Imprimerie nouvelle, 1894, chapitre I, « Hospice de Saint-Jacques-du-Haut-Pas », n° 376-378, p. 34 (Internet Archive), p. 34, n° 378, texte OCR, coupures de mots rétablies, lu sur l’image de la page.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« 378. — Lettres du Comité de mendicité au Comité des finances pour presser le payement des 71,000 livres dues aux entrepreneurs qui ont travaillé par ordre du gouvernement à l’hospice de Saint-Jacques, payement ajourné par l’administrateur du Trésor public comme dette arriérée. 19 février, 10 mars 1791. Minutes signées (2 p.), A. N., D VI 10, n° 99. »
28.Journal de Paris, n° 184, jeudi 3 juillet 1783, p. 765 (Gallica, vue 1), p. 765, texte OCR, s longs lus sur l’image de la page.
Presse · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« On distribue chez Fournier, Libraire, rue du Hurepoix, la Notice des principaux Articles des Livres du Cabinet de feu M. Cochin, Curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, dont la vente se fera au plus offrant & dernier enchérisseur, demain & jours suivans, de relevée, en la Maison Presbytérale, rue & près Saint-Jacques. »
L’OCR lit 1785 dans la date du numéro ; l’image de la page porte « Jeudi 3 Juillet 1783 ».
29.Ferdinand de Guilhermy, Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe : ancien diocèse de Paris, tome 1, Paris, Imprimerie nationale, 1873, n° CIV, épitaphe de Jean-Denis Cochin à Saint-Jacques-du-Haut-Pas (1783), p. 188 (Gallica, vue 229), p. 188, n° CIV, épitaphe, texte OCR fautif, lu sur l’image de la page, appels de notes omis.
Livre ou article · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« ICY REPOSE LE CORPS DE JEAN DENIS COCHIN DIGNE CURÉ DE CETTE PAROISSE ET DIGNE SUCCESSEUR DE MARCEL ET DE DESMOULINS QUI LA GOUVERNERENT AVANT LUI. COMME EUX IL AIMA LA BEAUTÉ L’ORNEMENT DU TEMPLE, LA DÉCENCE DU CULTE, S’APPLIQUA AVEC ZELE A L’INSTRUCTION DE SON PEUPLE ET FUT LE PERE DES PAUVRES. IL FONDA ET FIT BÂTIR POUR EUX UN HOSPICE ET MOURUT EN TERMINANT CE BEL ETABLISSEMENT LE 3 JUIN 1783. PLEURÉ ET REGRETTÉ DE TOUS SES PAROISSIENS. »
30.Ferdinand de Guilhermy, Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe : ancien diocèse de Paris, tome 1, Paris, Imprimerie nationale, 1873, n° CIV, épitaphe de Jean-Denis Cochin à Saint-Jacques-du-Haut-Pas (1783), p. 188 (Gallica, vue 229), p. 188, n° CIV, commentaire, texte OCR, coupure de mot rétablie, lu sur l’image de la page, appel de note omis.
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« L’épitaphe de Denis Cochin se lisait, en avant des degrés du maître-autel, sur une pierre très-simple et très-usée, qui a disparu, comme le marbre d’Élisabeth de l’Hôpital, à l’époque du renouvellement du »
31.Ferdinand de Guilhermy, Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe : ancien diocèse de Paris, tome 1, Paris, Imprimerie nationale, 1873, n° CIV, commentaire de l’épitaphe de Jean-Denis Cochin, p. 189 (Gallica, vue 230), p. 189, n° CIV, commentaire, suite de la page 188.
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« dallage du chœur. On l’a remplacée par une inscription latine, fixée sur le mur, près de la porte de la sacristie. »
32.Inventaire général des richesses d’art de la France. Paris, monuments religieux, tome 1, Paris, E. Plon, 1876, église de Saint-Jacques du Haut-Pas, p. 136 (Internet Archive), p. 136, texte OCR, coupures de mots rétablies, lu sur l’image de la page.
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« A gauche de l’entrée de la sacristie : Inscription latine, sur pierre, lettres noires, et, au bas, la traduction abrégée : « Au pied du chœur sont déposés les restes mortels de messire Jean-Denys Cochin, docteur en Sorbonne, curé de cette paroisse, pendant vingt-six ans, fondateur de l’hôpital qui porte son nom. Cette épitaphe a été restaurée par les soins de ses arrière-petits-neveux et de M. Martin de Noirlieu, curé de Saint-Jacques du Haut-Pas. 1844. »
33.Paul-André Bellier, « Port-Royal de Paris, l’Hôpital Cochin et leurs pharmacies », Revue d’histoire de la pharmacie, t. 79, n° 289, 1991, p. 149-154, ici p. 151 (Persée), p. 151, texte de Persée, lu sur l’image de la page.
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« Il n’est donc pas étonnant que ses paroissiens reconnaissants aient spontanément donné son nom à l’hôpital qu’il avait créé. Sous la Révolution, l’établissement devint « l’Hôpital Jacques », puis « Hospice du Sud », avant de retrouver en 1795, le nom qu’il porte encore. »
34.Wikipédia, « Jean-Denis Cochin (1726-1783) », section « Publications ».
Ouvrage de référence · lu en entier, 4 octobre 2026 · consulter ↗
« Œuvres spirituelles de feu Messire Jean-Denis Cochin,...Tome Premier, contenant... plusieurs instructions sur l’utilité des assemblées de charité, sur la charité en général... sur les huit béatitudes, et l’explication de l’Oraison dominicale (1784) […] Entretiens sur les fêtes les jeunes, usages et principales cérémonies de l’Église (1778) Exercices de retraite, pour l’intervalle de l’Ascension à la Pentecôte; suivis des Psaumes paraphrasés pour la communion, de Deux exhortations pour le baptême d’un negre, & de la paraphrase de la Prose Dies irae (1786) Paraphrase de la prose "Dies irae", ou Sentimens d’un pécheur qui désire travailler sincèrement à sa conversion (1782) »