
Trained at the École des chartes, he renewed the history of the French Revolution by studying the “sociétés de pensée” and the machinery that manufactures opinion[1, 2]. A captain in the 146th Infantry Regiment, wounded three times, he was killed on 8 July 1916 near Hardecourt, during the battle of the Somme[3, 4].
He was born on 22 December 1876 at half past ten in the morning, at 86 rue de Grenelle, in the home of his parents, Denys Cochin, a landowner aged twenty-five, and Hélène Péan de Saint-Gilles, aged nineteen; his father registered the birth on 24 December, before Pierre de Ségur, auditor at the Conseil d’État, and Marcel de Fréville, a lawyer[5]. A prize-winner in the concours général in drawing, rhetoric and Latin translation, he trained at the École des chartes, which published in 1902 the summary of his thesis on the Protestants of the south at the time of the Fronde, Le Conseil et les Réformés, de 1652 à 1658[1]. He then turned to the 1789 election campaign in Burgundy, then Brittany: why were the grievance books, slogans and candidates so alike[2]? Local archives showed him the role of the sociétés de pensée and their techniques of organisation[2].
He brought Durkheim’s sociological method into history while seeking to rid it of its determinism, and sided neither with the abbé Barruel’s theory of a Masonic plot nor with Taine’s psychological method[6]. In 1909 he answered Aulard with La Crise de l’histoire révolutionnaire[6]. Close to the Action française and a subscriber to its newspaper without being a member, he was, according to Philippe Boutry, too uncompromising in his Catholicism to accept its “politique d’abord”[7].
Called up in 1914, a captain in the 146th Infantry Regiment, he had his left arm broken by a shell splinter and his jaw pierced by a bullet at Fouquescourt in October 1914, then was wounded at Tahure on 25 September 1915 and at Douaumont on 26 February 1916[3]. He was killed in action on 8 July 1916, at ten in the morning, near the first calvary of Hardecourt-aux-Bois[3]. He had been a knight of the Légion d’honneur since 1915 and held the Croix de guerre[8].
His record of service, drawn up at the 146th Infantry Regiment in 1925, has him wounded in the head and the left arm by bullets at Fouquescourt on 25 September 1914: despite two serious wounds, he kept command of his platoon and held it on the battlefield under violent fire, which earned him his first citation in army orders[9]. A lieutenant, he was made a knight of the Légion d’honneur by an order of the Minister of War of 11 August 1915, ranking from 24 July, and his appointment appeared in the Journal officiel of 14 August[10, 11]. Three more citations in army orders followed: for the attack of 25 September 1915, where he led his company “with an ardour without equal”, wounded twice; at the head of the 9th company, in a counter-attack where, hit in the shoulder by a bullet, he had his wound dressed only after securing the ground won; the last after his death, for coming back to the ranks “with a broken arm” and falling “at the head of his company, defending a line that had just been taken”[9]. His croix de guerre carried four palms, and Serbia awarded him the Order of the White Eagle, fifth class, on 22 January 1917[11]. Wikipedia places the Fouquescourt wound in October 1914[3].
On 12 July 1916, Le Gaulois reprinted Le Petit Parisien’s account: in the attack on Hardecourt, as the Germans gave way, a bullet fired by one of the riflemen left behind shattered his jaw; he cried out “Ah! the attack has succeeded!”, then, seeing his kinsman and friend Lieutenant Didot, the publisher’s son, wounded, asked him what he was waiting for to go and have his wound dressed, and collapsed[12]. The paper has him wounded six times, at Fouquescourt, in Champagne and at Douaumont, and leading the charge with his arm broken, in a plaster cast; his father was able to see his body at Maricourt, where his comrades had brought it back[12].
His collaborator Charles Charpentier published in 1925 his only finished book, Les Sociétés de pensée et la Révolution en Bretagne, and his mother brought out two collections of his essays in 1921 and 1924[13]. The Académie française awarded him, posthumously, the prix Vitet in 1916 and the grand prix Gobert in 1926[13]. François Furet, who held him to be “probably the least known of the historians of the French Revolution”, devoted a chapter of Penser la Révolution française (1978) to him; his almost complete works were collected in 2018 as La Machine révolutionnaire[13].
Works
- 1909La Crise de l’histoire révolutionnaire : Taine et M. Aulard
- 1921Les Sociétés de pensée et la démocratie moderne (posthume)
- 1924La Révolution et la libre-pensée (posthume)
- 1925Les Sociétés de pensée et la Révolution en Bretagne (posthume)
- 2018La Machine révolutionnaire. Œuvres (Tallandier)
- Decorations
- Knight of the Légion d’honneur on 11 August 1915[8, 10, 11]. A lieutenant in the 146th Infantry Regiment, by an order of the Minister of War, ranking from 24 July 1915, after his citation in army orders for Fouquescourt[9, 10, 11].
- Croix de guerre 1914–1918[8, 11]. With four palms, for four citations in army orders[9, 11].
- Order of the White Eagle of Serbia on 22 January 1917, fifth class[11]
- Child of
- Denys Cochin (1851 – 1922)
Sources (13)
1.Wikipédia, « Augustin Cochin (historien) », section « Biographie », appels de note omis.
Reference work · read in full, 4 October 2026 · view ↗
« Lauréat du concours général (en dessin, rhétorique, et version latine), il reçut une formation d’archiviste paléographe à l’École des chartes et consacra ses premières recherches aux menées des protestants du Midi de la France à l’époque de la Fronde. […] L’École des Chartes publia en 1902 une « position de thèse » : Le Conseil et les Réformés, de 1652 à 1658. »
2.Wikipédia, « Augustin Cochin (historien) », section « Biographie », appels de note omis.
Reference work · read in full, 4 October 2026 · view ↗
« Réorientant ses travaux, il entreprit d’étudier la campagne électorale en 1789 en Bourgogne. Pourquoi les cahiers de doléances, les mots d’ordre, les candidats se ressemblent-ils autant ? […] C’est en épluchant inlassablement les archives locales qu’il mit au jour le rôle des « sociétés de pensée », les techniques d’encadrement de l’électorat et de la manipulation des esprits. Perfectionnant le cadre explicatif élaboré en Bourgogne, il allait ensuite l’affiner en Bretagne et, plus largement, démonter les engrenages de la machine révolutionnaire. »
3.Wikipédia, « Augustin Cochin (historien) », section « Biographie », appels de note omis.
Reference work · read in full, 4 October 2026 · view ↗
« Mobilisé en 1914, le capitaine Augustin Cochin, du 146e régiment d’infanterie, a le bras gauche brisé par un éclat d’obus et la mâchoire traversée par une balle à Fouquescourt en octobre 1914. Il est de nouveau blessé le 25 septembre 1915 à Tahure en Champagne et le 26 février 1916 à Douaumont. Il est tué à l’ennemi le 8 juillet 1916 à 10 heures du matin près du premier calvaire d’Hardecourt-aux-Bois. »
4.Wikipédia, « Augustin Cochin (historien) », introduction, appel de note omis.
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« Augustin Denis Marie Cochin est un historien et sociologue français, né le 22 décembre 1876 dans le 7e arrondissement de Paris et mort pour la France à Maricourt, le 8 juillet 1916 au cours de la bataille de la Somme. »
5.Archives de Paris, état civil du 7e arrondissement, registre des naissances de 1876, V4E 3303, lot du 22 au 31 décembre 1876 (actes n° 1681 à 1719), vue 2 : acte n° 1691 du 24 décembre 1876, naissance d’Augustin Denis Marie Cochin, acte n° 1691, transcrit depuis l’image, signatures omises.
Archives · read in full, 4 October 2026 · view ↗
« Acte de naissance du vingt quatre décembre mil huit cent soixante seize, à midi. Avant hier matin, à dix heures et demie, est né à Paris, rue de Grenelle, 86, chez ses père et mère, Augustin Denis Marie, du sexe masculin ; fils de Denis Marie Pierre Augustin Cochin, âgé de vingt cinq ans, propriétaire et de Hélène Péan de Saint Gilles, son épouse, âgée de dix neuf ans, rentière. Constaté par nous, Adrien Jean Baptiste Hallays Dabot, adjoint au Maire du septième Arrondissement de Paris, officier de l’état civil, après que l’enfant nous a été présenté et sur la déclaration du père, en présence de Pierre de Ségur, âgé de vingt trois ans, auditeur au conseil d’état, rue de Bellechasse, 72, et de Marcel de Fréville, âgé de vingt cinq ans, avocat, rue St Dominique, 28, qui ont signé avec le père et nous, après lecture. »
The decennial table of the 7th arrondissement (1873-1882) gives 24 December, the date of the record.
6.Wikipédia, « Augustin Cochin (historien) », section « Thèses ».
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« Contrairement à un malentendu courant, Cochin n’est pas l’héritier de l’abbé Augustin Barruel et de sa thèse du complot maçonnique des Illuminés de Bavière. […] Il n’est pas davantage convaincu par la « méthode psychologique » développée par Hippolyte Taine […] dans son combat de 1909, répondant à la critique adressée par Alphonse Aulard à l’œuvre de Taine par un essai brillant : La Crise de l’histoire révolutionnaire : Taine et M. Aulard. L’originalité d’Augustin Cochin est d’avoir introduit dans la recherche historique la méthode sociologique que venait d’élaborer Émile Durkheim, tout en cherchant à en éliminer le déterminisme. »
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7.Wikipédia, « Augustin Cochin (historien) », section « Biographie », appels de note omis.
Reference work · read in full, 4 October 2026 · view ↗
« Sans en être membre, il est au cours de sa vie proche de l’Action française et est abonné au journal du même nom. Selon Philippe Boutry, il ne peut cependant pas être considéré comme faisant partie des « historiens de l’Action française », étant « par trop intransigeant dans son propre catholicisme pour accepter le politique d’abord maurrassien ». »
8.Wikipédia, « Augustin Cochin (historien) », infobox, distinctions.
Reference work · read in full, 4 October 2026 · view ↗
« Chevalier de la Légion d’honneur […] (1915) Prix Vitet (1916) Mort pour la France (1916) […] Croix de guerre 1914-1918 »
9.Base Léonore, dossier de Légion d’honneur d’Augustin Cochin (1876-1916), état des services dressé au 146e régiment d’infanterie le 30 septembre 1925, verso : blessures et citations (Archives nationales, LH/558/33, vue 6), vue 6, cadre « Blessures » et feuillet collé des citations, manuscrit transcrit depuis l’image.
Archives · read in full, 6 October 2026 · view ↗
« Blessé à la tête et au bras gauche par balles à Fouquescourt le 25 septembre 1914. Plaies en séton par balle main droite – plaie en séton par balle cuisse gauche. […] O/ de l’armée (J.O. 2.7.15 p. 4466) « Le 25 septembre à l’attaque de Fouquescourt, malgré 2 blessures graves a conservé le commandement de sa section et par son énergie, a maintenu celle-ci sur le champ de bataille sous un feu violent de l’ennemi. » […] O/ de l’armée (J.O. du 8.12.15) « Admirable de sang-froid, d’entrain et de bravoure, a entraîné sa Cie avec une ardeur sans égale à l’attaque du 25 septembre 1915 – 2 fois blessé. » O/ de l’armée n° 43 du 25-3-16 « Capitaine à la 9e Cie du 146e Inf. a conduit sa Cie à une contre-attaque avec un allant remarquable, blessé d’une balle à l’épaule ne s’est fait panser qu’après avoir assuré l’occupation du terrain conquis. Coutumier d’actions d’éclat. Déjà 2 fois cité, deux fois blessé. » (J.O. du 21-4-16.) O/ de l’armée n° 378 du 11-8-1916 (J.O. du 15-10-16 p. 9033.) « Officier d’une bravoure et d’un entrain superbe, animé de l’esprit de devoir et de sacrifice le plus absolu. Blessé à tous les combats auxquels il a assisté, n’a jamais consenti à être guéri complètement pour reprendre plus vite sa place dans le rang. Malgré toutes les instances, est revenu avec un bras brisé. Exemple vivant des plus hautes qualités militaires. Est tombé glorieusement le 8 juillet 1916, à la tête de sa compagnie, défendant une ligne qui venait d’être conquise. » »
“O/” abbreviates “ordre” (order); a few words under the page’s stamp are a less certain reading.
10.Base Léonore, dossier de Légion d’honneur d’Augustin Cochin (1876-1916), fiche du dossier (Archives nationales, LH/558/33, vue 1), vue 1, fiche imprimée remplie à la main, transcrite depuis l’image ; « arrêté » et la date, des tampons.
Archives · read in full, 4 October 2026 · view ↗
« Nom : Cochin Prénoms : Augustin Qualité ou grade : Lieutenant au 146e régiment d’infanterie […] a été nommé Chevalier de la Légion d’honneur ARRÊTÉ […] du 11 AOU 1915 […] du Ministre de la Guerre pour prendre rang du 24 Juillet 1915 »
11.Base Léonore, dossier de Légion d’honneur d’Augustin Cochin (1876-1916), état des services dressé au 146e régiment d’infanterie le 30 septembre 1925, verso sous le feuillet des citations : décorations (Archives nationales, LH/558/33, vue 7), vue 7, cadre « Décorations », manuscrit transcrit depuis l’image.
Archives · read in full, 6 October 2026 · view ↗
« Françaises. Nommé au grade de chevalier dans la Légion d’honneur pour prendre rang du 24 juillet 1915 (J.O. du 14 août page 5680.) Croix de guerre avec 4 palmes. Étrangères. Insignes de l’Aigle blanc de 5e classe de Serbie le 22 janvier 1917. »
12.Le Gaulois, 12 juillet 1916, p. 3, « La mort héroïque du capitaine Cochin », d’après Le Petit Parisien, p. 3, texte OCR revu sur l’image de l’article.
Press · read in full, 9 October 2026 · view ↗
« Du Petit Parisien : C’est à l’attaque d’Hardecourt que le capitaine Augustin Cochin a été tué, ainsi qu’il résulte des derniers renseignements que nous avons pu recueillir. La compagnie que commandait l’héroïque officier s’était élancée, sous la conduite de son chef, à l’assaut des positions ennemies et déjà les Allemands cédaient devant l’impétuosité de notre attaque. […] Cependant, un certain nombre de tirailleurs étaient restés à l’arrière et, dissimulés çà et là, derrière les maisons, les taillis, les haies, ils visaient de préférence les officiers. C’est dans une de ces embuscades que tomba le capitaine Cochin. Une balle lui fracassa la mâchoire alors que la victoire s’affirmait et que la fuite de l’ennemi s’accélérait. […] — Ah ! l’attaque a réussi ! s’écria-t-il. Puis, promenant autour de lui ses regards déjà voilés par la mort, il aperçut son parent et ami, le lieutenant Didot, fils de l’éditeur, qui lui-même était blessé. Aussitôt, il oublia son propre état pour lui dire : — Mais tu es atteint ! Qu’attends-tu pour aller te faire panser ? Et il s’affaissa. […] le capitaine Augustin Cochin avait été blessé six fois : à Fouquescourt, en Champagne, à Douaumont, et […] il avait toujours refusé de se faire soigner et d’abandonner son poste. Du reste, c’est le bras brisé, en écharpe et emprisonné dans un moule en plâtre, qu’il dirigeait, à Hardecourt, la charge au cours de laquelle il périt. M. Denys Cochin a eu la consolation de voir le corps de son fils à Maricourt, où la dépouille du glorieux officier avait été ramenée par les soins de ses camarades de combat. »
13.Wikipédia, « Augustin Cochin (historien) », section « Héritage », appels de note omis.
Reference work · read in full, 4 October 2026 · view ↗
« L’Académie française lui décerne le prix Vitet en 1916 et le Grand Prix Gobert en 1926 à titre posthume. Après sa mort, son collaborateur, Charles Charpentier, fit paraître en 1925 son seul ouvrage achevé : Les sociétés de pensée et la Révolution en Bretagne. En 1921 et 1924, sa mère fit publier deux recueils d’essais : Les sociétés de pensée et la démocratie moderne et La Révolution et la libre pensée. […] L’historien François Furet lui consacre un chapitre de son essai Penser la Révolution française (1978) […] Il le considère comme « probablement le plus méconnu des historiens de la Révolution française ». […] En 2018, Denis Sureau publia les œuvres presque complètes d’Augustin Cochin sous le titre La Machine révolutionnaire »